Kinshasa — Le rejet, une fois de plus, d’une proposition visant à assouplir l’interdiction du commerce international de l’ivoire, lors de la dernière Conférence des Parties à la CITES à Samarcande, marque un tournant décisif pour l’avenir des éléphants en Afrique. Pour la République démocratique du Congo, pays au cœur du deuxième poumon mondial, cette décision ouvre non seulement un débat essentiel, mais surtout une opportunité stratégique : redéfinir la valeur des éléphants autrement que par leurs défenses.
Lors du vote du 29 novembre 2025, une large majorité de pays a repoussé la demande de la Namibie qui souhaitait vendre son stock d’ivoire. Pour de nombreux États africains — dont la RDC — l’enjeu va bien au-delà d’une simple transaction : il s’agit de préserver les progrès obtenus depuis l’interdiction du commerce d’ivoire en 1990, et de tirer les leçons amères des assouplissements passés qui ont systématiquement alimenté les réseaux criminels, provoquant des vagues de massacres d’éléphants à travers le continent.
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