À Kipepa, dans le Lualaba, la terre ne nourrit plus — elle pleure. Ce sont des champs dévastés, des sillons réduits en poussière, des familles entières condamnées à la faim par la brutalité d’un État censé les protéger. Plus de 800 cultivateurs ont vu leurs champs de manioc, de légumes et de maïs broyés sous les roues des engins lourds envoyés par les autorités provinciales. Une opération menée sans scrupule, sans arrêté officiel, sans indemnisation. Juste la loi du plus fort.
Derrière cette « opération d’aménagement » se cache une tragédie humaine : des mères en larmes, des pères désorientés, des enfants sans repas. À Kipepa, dans la zone de Kampemba, le rêve d’autosuffisance alimentaire s’est effondré en quelques heures, emporté par la poussière et le fracas des bulldozers.
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