RDC : après l’attaque du Parc national de l’Upemba, la réponse psychologique s’impose comme un nouveau front de la conservation

Dans le Haut-Lomami, l’onde de choc provoquée par l’attaque du quartier général du Parc national de l’Upemba ne s’est pas dissipée avec le silence revenu sur les lieux. Plus d’un mois après l’assaut attribué à des miliciens actifs dans la zone, les stigmates ne se lisent pas seulement sur les infrastructures endommagées ou dans les familles endeuillées. Ils s’inscrivent désormais dans les trajectoires humaines de celles et ceux qui assurent, au quotidien, la fragile ligne de défense entre la biodiversité et les multiples pressions qui la menacent.

D’après nos recoupements, le site visé n’était pas anodin. Il concentrait à la fois les fonctions logistiques et symboliques de la présence étatique dans cette partie du territoire, où l’autorité publique reste disputée. L’attaque a ainsi frappé au cœur du dispositif de conservation, dans un parc parmi les plus anciens d’Afrique centrale, dont l’étendue couvre plusieurs centaines de milliers d’hectares. Cette aire protégée, réputée pour la richesse de ses écosystèmes, subit depuis des années l’effet combiné du braconnage et de l’insécurité chronique.

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