À Kolwezi, la tension sociale autour du secteur minier a basculé dans une violence ouverte, révélant une fracture profonde entre exploitation industrielle, survie artisanale et décisions publiques mal digérées. Depuis la publication de l’arrêté ministériel suspendant, sur l’ensemble du territoire national, les activités des entités de traitement des produits issus de l’exploitation artisanale du cuivre et du cobalt, la capitale mondiale du cobalt vit dans un climat de peur et d’instabilité croissante.
Selon des recoupements effectués auprès de sources locales, des agents travaillant pour des entreprises minières industrielles ont été directement pris pour cibles par des groupes de creuseurs artisanaux. Dans le quartier communément appelé « 5 ans », deux jeunes hommes, présentés comme agents d’une société minière de la place, ont perdu la vie après avoir été lapidés. Des images largement relayées sur les réseaux sociaux montrent des auteurs présumés justifiant leur geste comme un acte de vengeance face à ce qu’ils qualifient d’« injustice sociale », qu’ils imputent aux décisions des autorités compétentes. Ces scènes, aussi choquantes que révélatrices, traduisent une colère sociale qui s’exprime désormais hors de tout cadre légal.
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