Réchauffement climatique : les géants bancaires y participent activement, selon « Banking on Climate Chaos »

Considérés comme l’un des principaux facteurs du réchauffement climatique, les énergies fossiles contribuent largement au changement climatique de l’ère moderne. Alors que des réunions se tiennent un peu partout dans le monde pour convenir d’une réduction de la production de ces énergies d’ici 2030, des géants bancaires continuent à soutenir et financer les industries qui libèrent du dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre.

En effet, d’après le rapport annuel 2023 de « Banking on Climate Chaos« , publié le lundi 13 mai par huit ONG et relayé dans la presse internationale, les grands établissements bancaires maintiennent leur soutien au secteur des énergies fossiles. Ce rapport, qui analyse les financements des banques dans ce domaine, révèle que les institutions bancaires ont injecté 705 milliards de dollars dans les énergies fossiles en 2023.

Selon le classement établi dans ce rapport, consulté par la rédaction de Kilalopresse.net, les banques américaines restent en tête des institutions les plus généreuses avec 31 % de leurs financements dédiés aux industries fossiles. Elles sont suivies par les banques chinoises (15 %), canadiennes (13 %), japonaises (12 %) et anglaises (8 %). Ces investissements du secteur bancaire dans les industries fossiles vont à l’encontre des recommandations scientifiques qui visent à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, en suivant une trajectoire visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C.

Rappelons que l’année dernière, la planète a connu les températures les plus chaudes jamais enregistrées. Pour résoudre le problème du réchauffement climatique, des propositions ont été faites, notamment par l’Agence internationale de l’énergie qui préconise depuis 2021 l’arrêt immédiat du développement de tout nouveau projet pétro-gazier afin de contenir le changement climatique.

Selon d’autres prévisions, pour maintenir le réchauffement à 1,5°C au-dessus de la température de l’ère préindustrielle, la production mondiale de pétrole et de gaz doit diminuer respectivement de 4 et 3 % par an d’ici 2030.

Henock Bituatua

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