La journée mondiale des espèces menacées a été célébrée samedi 11 Mai dernier. A travers le monde, chaque année selon une récente étude de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN), ce sont plus de 20 000 espèces de plantes et animaux qui sont en danger de disparition imminente.

Cette journée internationale des espèces menacées a été instaurée dans le but de sensibiliser le monde scientifique et le grand public à ce constat inquiétant des espèces menacées, à travers le monde chaque année.
En République Démocratique du Congo, en particulier au Nord-Kivu, plusieurs espèces marines, sauvages et la biodiversité sont menacées d’extinction suite aux différents conflits de guerres qui sévissent dans le parc de Virunga. Cette situation place la RDC, surtout le parc de Virunga, mais aussi la réserve des faunes à Okapi et d’autres patrimoines parmi les pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées.
Méthode Uhoze, un des activiste oeuvrant dans la protection de l’environnement dans le Nord-Kivu, confirme la présence des espèces menacées dans la région. Selon lui, ces espèces sont généralement celles qui vivent dans les zones en conflit sous contrôle des groupes armés. L’activiste de la protection de l’environnement, invite ces groupes armés au bon sens et a ne pas s’attaquer aux espèces protégées.
Le Parc dans l’impossibilité de faire le suivis des espèces vivants sous des zones insécurisées.
Aujourd’hui, au Nord-Kivu, dans le parc des Virunga, des espèces menacées sont de plus en plus nombreuses. Cette situation s’observe suite à la prolifération des groupes armés dans ce patrimoine aujourd’hui sur la liste des patrimoines en péril de l’UNESCO. En dehors de l’insécurité causée par les groupes armés négatifs, se trouvent le populisme et positionnement politique, le développement d’une économie illégale autour des ressources naturelles, avec bien évidemment plus de deux cent mille dollars américains par mois, chiffres d’affaires liés à l’exploitation illégale du charbon de bois.
Les autres défis à relever sont le surpeuplement des pêcheries, l’augmentation des tensions sociales, la menace contre les défenseurs de l’environnement, le chômage accru des jeunes, l’impunité et la délinquance sans citer l’escroquerie, le vol ou encore la corruption. Au Nord-Kivu, le Parc national des Virunga a initié un programme dénommé « Alliance Virunga » basé sur quatre piliers : l’agriculture, l’entreprenariat, le tourisme et l’électricité avec comme finalité la paix, la stabilité, le relèvement économique de la province du Nord-Kivu et la conservation communautaire du Parc national des Virunga, pour relever ces différents défis.
«Les espèces menacées, il y en a, c’est toutes ces espèces qui vivent dans les zones occupées par des groupes armés qui font que le parc n’est plus capable de faire son travail de suivis régulier de ces espèces. On pense que ces animaux sont en danger.» a déclaré Monsieur Méthode Uhoze.
Au micro Kilalopress.net, la personne ressource a appelé les groupes armés de ne pas s’attaquer aux espèces menacées qui doivent être protégés. Un autre acteur oeuvrant dans la protection de l’environnement a invité la communauté au changement des comportements car dit-il la nature a été confiée à l’homme non pas pour qu’il la détruise mais pour pour qu’il l’apprivoise (La Bible: Gn, 1, 26). Celui-ci déclare que sont souvent les comportements humains qui sont à la source de toutes ces catastrophes (déchets plastiques dans la mer, émissions polluantes dans l’atmosphère, etc…).
«Faudra-t-il atteindre le point de non retour pour que l’homme accepte enfin de modifier ses habitudes de vie et de consommation ?» s’interroge notre analyste.
Disons qu’à l’Est de la RDC, plusieurs espèces sont menacées suite aux conflits de guerre dans les Parcs de Virunga, Kahuzi biega et même la réserve des faunes à Okapi, en Ituri, sans oublier le parc de Garamba. Au Nord-Kivu, par exemple, le parc de Virunga est devenu l’habitat depuis plusieurs années des hommes armés qui s’attaquent souvent aux ressources végétales, animales et aquatiques de ce patrimoine mondial. La même situation est vécue dans le parc de Kahuzi biega, avec des hommes armés et aussi dans la réserve des faunes à Okapi, ou des Okapi, apprivoisé ont été récemment tué par un certain Morgan, chef miliciens local.
La rédaction Kilalopress.net, qui suis de près la situation dans les différents patrimoine en RDC, Invite le gouvernement via l’ICCN, d’organiser une série des activités pour montré à la communauté l’importance des différents parc qui sont repris au pays. La deuxième meilleures façon serait d’organiser des activités soit financé les études des jeunes autochtones dans le domaine environnemental.
Roger KAKULIRAHI