La colère monte à Mombesa, une colère sourde qui finit par éclater dans un mémorandum adressé au chef de site de la société Booming Green à Bikota. Ce document, porté par le Parlement des jeunes et soutenu par la population entière, n’est pas une simple plainte : c’est l’expression d’un territoire trahi, lassé des promesses non tenues et révolté face aux dérives d’un opérateur forestier censé être un partenaire de développement, mais qui se comporte comme un prédateur social.
Lorsque Booming Green est arrivée dans la chefferie des Mombesa en 2025, l’accueil avait été enthousiaste. La communauté voyait en cette installation la concrétisation de la vision du chef de l’État, capable de réduire les inégalités de développement et de renforcer les infrastructures locales. Les négociations du cahier des charges communautaire avaient été vues comme un pas important vers un partenariat transparent et bénéfique pour tous. Mais trois ans plus tard, l’espoir initial s’est transformé en désillusion profonde.
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