Kinshasa, 2 septembre 2025 – En accueillant une délégation officielle venue de Doha, la République Démocratique du Congo (RDC) franchit un cap majeur dans sa diplomatie économique. Un engagement financier de près de 21 milliards de dollars a été présenté à la Première ministre Judith Suminwa par Son Altesse Sheikh Mansour Bin Jabor Bin Jasim Al Thani, marquant l’un des plus importants projets d’investissement étranger jamais envisagés dans le pays.
Au cœur de cette initiative, un partenariat tripartite mêlant le conglomérat privé Al Mansour Holding, l’État qatari, et le gouvernement congolais. Ce projet d’envergure concerne une dizaine de secteurs jugés stratégiques pour le développement national : agriculture, pêche, infrastructures, cybersécurité, mines, hydrocarbures, formation professionnelle, environnement, santé publique et finances.
« C’est un partenariat gagnant. La RDC est une terre d’opportunités », a déclaré Reda Jaber, représentant du Sheikh, insistant sur la volonté de Doha d’exploiter de manière mutuellement bénéfique le potentiel encore largement sous-exploité du pays.
Face à une conjoncture internationale incertaine et à la nécessité de relancer l’économie nationale, Kinshasa affirme sa volonté de diversifier ses partenariats au-delà des traditionnels acteurs occidentaux et asiatiques. En se tournant vers le Golfe, et particulièrement vers le Qatar, la RDC cherche à élargir ses sources d’investissements tout en renforçant sa souveraineté économique.
Judith Suminwa, qui multiplie les appels aux investisseurs privés depuis sa nomination, voit dans ce projet une illustration de la politique d’ouverture de son gouvernement. « Nous voulons des partenariats solides, durables et transparents, qui créent de la valeur partagée », a-t-elle affirmé, assurant le soutien de l’exécutif aux initiatives du groupe qatari.
En coulisses, huit mémorandums d’entente sont actuellement en cours de finalisation. Ils couvrent l’ensemble des domaines mentionnés, et leur signature pourrait intervenir dans les prochaines semaines. Ces accords ouvriront la voie à des investissements structurants, avec à la clé des retombées économiques espérées pour l’emploi, les infrastructures et les filières locales.
De son côté, Sheikh Mansour Bin Jabor Bin Jasim Al Thani a exprimé sa reconnaissance envers le gouvernement congolais et s’est engagé à accélérer l’implantation de son groupe en RDC.
À travers cet accord, la RDC confirme sa place croissante dans les stratégies d’investissement des puissances du Golfe, qui multiplient les initiatives sur le continent africain. Pour Kinshasa, il s’agit aussi d’un signal fort envoyé aux marchés et aux autres partenaires : celui d’un pays ouvert, prêt à accueillir des capitaux étrangers dans un cadre renouvelé, axé sur la transparence et le développement mutuel.
Par kilalopress