Kinshasa, 20 mai 2025 – Une avancée majeure pour les droits humains a été franchie en République démocratique du Congo avec le lancement officiel de la vulgarisation de la loi portant protection et promotion des droits des peuples autochtones pygmées. Cette cérémonie s’est tenue au Palais du Peuple, en présence du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, et a réuni de nombreux acteurs de la société civile.
Parmi eux, JR Bowela, coordonnateur de l’ONG Initiative pour la Gouvernance (IG) et membre actif de la Dynamique des Groupes des Peuples Autochtones (DGPA) au sein du réseau Repalef, a souligné l’importance de cette loi et du processus en cours. Dans un entretien accordé à KilaloPress, il a expliqué l’engagement de son organisation dans la défense des droits des communautés autochtones, souvent marginalisées et exclues des politiques publiques.
C’est une activité de grande envergure qui implique toutes les parties prenantes : autorités coutumières, société civile, partenaires techniques et financiers, ainsi que les différentes administrations concernées, a-t-il déclaré.
Le lancement marque également le début du déploiement des campagnes de sensibilisation à travers le pays, visant à faire connaître cette loi historique aux populations concernées, en particulier dans les zones rurales où vivent de nombreuses communautés pygmées.
Cependant, JR Bowela a tenu à rappeler que l’adoption de la loi ne suffit pas. L’enjeu désormais réside dans l’élaboration et la mise en œuvre des mesures d’application, condition essentielle pour que les droits reconnus sur le papier deviennent réalité sur le terrain.
Nous attendons avec impatience les mesures d’application. Un cadre de concertation multi-acteurs, incluant les ministères, le secteur privé et la société civile, est mis en place pour y travailler, a-t-il précisé.
Pendant longtemps, les peuples autochtones pygmées de RDC ont souffert de discriminations systémiques, d’expulsions forcées de leurs terres ancestrales, et d’un accès limité aux services sociaux de base comme la santé ou l’éducation. La loi récemment adoptée représente une reconnaissance officielle de leur statut, de leur culture et de leurs droits fondamentaux, y compris le droit à la terre, à l’identité culturelle, et à une participation équitable dans la vie politique et économique du pays.
L’engagement des ONG et des plateformes telles que la DGPA constitue un levier essentiel pour que cette loi devienne un véritable outil de transformation sociale et non une simple déclaration d’intention.
Par KilaloPress