Kinshasa : Gouvernance des ressources naturelles discutée lors d’un atelier FAO

Un atelier de deux jours sur la gouvernance des ressources forestières, fauniques et halieutiques s’est ouvert le 9 février 2026 à Kinshasa, à l’initiative de la FAO, en faveur des acteurs du secteur forestier. La rencontre vise à recueillir des commentaires pour améliorer un document stratégique issu d’un processus de collecte et d’analyse de données lancé en décembre 2025.

Pendant deux jours, un atelier thématique consacré à la gouvernance des ressources forestières, fauniques et halieutiques a réuni des parties prenantes clés, à l’initiative de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Derrière l’intitulé technique de la rencontre se joue en réalité un processus plus large, amorcé le 4 décembre 2025 avec le lancement officiel des activités du projet. Selon les informations communiquées lors de l’atelier, la FAO avait alors mis à la disposition des acteurs concernés des outils de collecte de données, appelés à être commentés, éprouvés et enrichis par ceux qui, au quotidien, interviennent sur les terrains forestiers, fauniques et halieutiques du pays. Cette phase préparatoire a débouché sur une enquête auprès des acteurs du secteur, dont les résultats ont été traités et analysés avant d’alimenter un premier travail de synthèse.

« Nous avons organisé cet atelier thématique sur la gouvernance des ressources naturelles en faveur des acteurs œuvrant dans le secteur forestier afin d’obtenir leurs commentaires pour l’amélioration du document final sur la gouvernance des ressources forestières, fauniques et halieutiques en RDC », a expliqué Judicaël Pazou, chargé des opérations, s’exprimant au nom du représentant de la FAO en RDC. D’après ses propos, les données issues de la collecte ont permis à un consultant national de rédiger une première version du document stratégique consacré à l’amélioration de cette gouvernance, désormais soumise à l’examen critique des participants.

L’atelier, conçu comme une étape intermédiaire avant la validation officielle du document, vise plusieurs objectifs complémentaires. Il s’agit, selon les organisateurs, de permettre aux acteurs impliqués de formuler des amendements, d’enrichir le contenu par leurs retours d’expérience et, surtout, de favoriser une appropriation collective du texte avant l’atelier de validation. La rencontre sert également à informer les parties prenantes de la date envisagée pour l’atelier de lancement, ultime séquence avant la diffusion du document final.

À en croire certaines analyses partagées en marge des travaux, l’importance de cet exercice tient autant à sa méthodologie participative qu’à son inscription dans un cadre régional plus large. La RDC a en effet été retenue comme l’un des trois pays pilotes de ce projet, aux côtés du Cameroun et du Gabon, deux autres États au cœur du bassin du Congo. Ce choix souligne le poids stratégique des écosystèmes congolais et la complexité des défis liés à leur gestion, entre pressions économiques, attentes sociales et impératifs de conservation.

Judicaël Pazou a profité de la rencontre pour saluer l’implication des autorités congolaises, notamment les ministères de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, ainsi que celui de la Pêche et de l’Élevage. Selon lui, l’accompagnement de ces institutions a été déterminant pour la tenue de l’atelier. Il a par ailleurs réaffirmé la volonté de la FAO de soutenir le gouvernement congolais dans ce processus d’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles, afin que celles-ci puissent jouer pleinement leur rôle économique et contribuer à l’amélioration des conditions de vie et des moyens de subsistance des millions de Congolais qui en dépendent.

Au-delà des discours, la dynamique enclenchée à Kinshasa interroge les trajectoires futures de la gestion des ressources naturelles en RDC. À moyen terme, l’enjeu réside dans la capacité des recommandations issues de ce processus à se traduire en pratiques administratives plus cohérentes et plus transparentes. À long terme, c’est la résilience même des écosystèmes forestiers, fauniques et halieutiques, ainsi que la sécurité des communautés qui en vivent, qui se trouvent en filigrane de ces discussions techniques. D’après des observateurs du secteur, la crédibilité du document final dépendra autant de la qualité de son contenu que de la volonté politique et institutionnelle de lui donner une portée concrète sur le terrain.

Par kilalopress

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