Le Comité international de la Croix-Rouge a remis, le mardi 03 février 2026, deux systèmes d’adduction d’eau potable à Kilo État et Kilo Mission, dans le territoire de Djugu, en Ituri, afin d’améliorer l’accès à l’eau dans une zone affectée par l’insécurité et les déplacements depuis 2017.
Les ouvrages, composés de pompes solaires, de dispositifs de stockage et de bornes-fontaines, desservent onze localités, selon le CICR.C’est dans ce contexte que, ce mardi 03 février 2026, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a procédé à la remise de deux systèmes d’adduction d’eau potable, installés respectivement à Kilo État et à Kilo Mission. Selon les informations communiquées, ces infrastructures combinent des pompes alimentées à l’énergie solaire, des dispositifs de stockage et des bornes-fontaines destinées à la distribution communautaire. D’après les données disponibles, l’ensemble devrait permettre d’améliorer l’approvisionnement en eau de plus de 20 000 personnes réparties dans onze localités environnantes.
À en croire des acteurs locaux, l’accès à l’eau constituait jusqu’ici l’un des points de vulnérabilité les plus critiques pour les habitants, contraints de parcourir de longues distances ou de recourir à des sources non sécurisées. Dans une zone où l’insécurité persistante depuis 2017 a désorganisé les services de base et freiné les investissements publics, ces ouvrages viennent répondre à une urgence structurelle autant qu’humanitaire. Des observateurs estiment que la disponibilité d’une eau de qualité pourrait réduire significativement les risques de maladies hydriques, tout en allégeant la charge quotidienne qui pèse sur les femmes et les enfants, souvent en première ligne de la corvée d’eau.

Au-delà de l’enjeu hydrique, l’intervention du CICR s’inscrit dans une approche plus large de soutien aux services essentiels. L’organisation indique appuyer également les centres de santé locaux, notamment par la prise en charge de soins gratuits et la fourniture d’intrants médicaux. Selon certaines analyses, ce couplage entre accès à l’eau potable et renforcement des structures sanitaires constitue un levier déterminant dans des contextes de crise prolongée, où les déplacements de population et la précarité favorisent la propagation des maladies.Sans prétendre résoudre à elle seule les fragilités profondes de Djugu, cette action met en lumière le rôle que peuvent jouer des interventions ciblées dans la stabilisation progressive des territoires affectés par les conflits. À Kilo, confient des sources locales, l’eau qui jaillit désormais des bornes-fontaines est perçue comme un signal discret mais tangible d’un retour possible à des conditions de vie plus dignes. Reste toutefois la question de la durabilité : dans une région où l’insécurité demeure volatile, la pérennité de ces infrastructures dépendra autant de leur appropriation communautaire que de l’évolution du contexte sécuritaire et institutionnel.
Par kilalopress