Beni-Lubero : Les droits de l’homme en péril, les ADF et services de sécurité au banc des accusés

La Convention pour le respect des droits de l’homme (CRDH) et les défenseurs des droits humains ont répertorié des nombreux cas de violations des droits de l’homme dans le territoire de Lubero et la ville de Beni, au Nord-Kivu, depuis le début de l’année 2023. Selon le coordonnateur de la CRDH, Damien Malekeni, les principales victimes sont les femmes et les enfants, dont la plupart sont causées par des éléments des groupes armés actifs dans la région.

Nombreux cas sont dus à l’activisme des groupes armés, dont les Forces alliées démocratiques (ADF), dans la région de Beni. La situation des droits de l’homme ne s’est pas améliorée, malgré les efforts fournis par les autorités nationales avec le soutien de la MONUSCO et de l’armée ougandaise pour neutraliser ces groupes armés.

La CRDH pointe du doigt les services de sécurité, notamment la police et l’ANR, qui n’arrivent pas à mettre la main sur les coupables. Cette structure plaide pour la refondation de l’appareil judiciaire afin de poursuivre et sanctionner les auteurs des violations des droits humains.

Les défenseurs des droits de l’homme recommandent au gouvernement congolais de libérer toute personne arrêtée ou condamnée pour avoir critiqué l’état de siège, de demander des sanctions contre tout membre de l’armée ou de la police impliqué dans les actes d’atteintes aux droits humains, y compris tueries et tortures.

Charles Wanga, défenseur des droits humains dans la région de Beni, formule plusieurs recommandations pour améliorer les mécanismes de protection des civils, l’accès à la justice pour les victimes et à l’aide humanitaire pour les survivants et déplacés. Il est temps de prendre des mesures concrètes pour mettre fin à cette spirale de violence et garantir le respect des droits de l’homme au Nord-Kivu.

Bakuleya kasereka Adoumba

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