Le 2 octobre 2024, lors de l’inauguration de la conférence Angola Oil & Gas (AOG) 2024 à Luanda, un accord significatif a été signé entre l’Angola et la République Démocratique du Congo (RDC). Cet accord vise à établir de nouveaux termes pour le co-développement du bloc offshore 14, un projet d’envergure qui pourrait avoir des répercussions majeures sur le secteur énergétique des deux pays.
L’accord a été signé par le ministre angolais des Ressources minérales, du Pétrole et du Gaz, Diamantino Azevedo, et le ministre congolais des Hydrocarbures, Aimé Sakombi Molendo. Cet événement, qui s’est déroulé en présence de nombreux acteurs du secteur énergétique, marque un tournant dans la coopération bilatérale entre ces deux nations, qui partagent une frontière maritime riche en ressources.
Le bloc 14, situé à cheval sur la frontière maritime entre l’Angola et la RDC, possède une capacité de production impressionnante de 3,29 millions de barils par an. Ce bloc est actuellement exploité par la société Cabinda Gulf Oil Company, une filiale de Chevron, en collaboration avec d’autres partenaires, dont Eni, etu energias, ainsi que la compagnie pétrolière nationale angolaise, Sonangol.
Dans son discours lors de la signature de l’accord, le ministre Azevedo a souligné que ce nouveau cadre réglementaire s’appliquera à toutes les activités menées dans cette zone commune. Cette démarche vise à optimiser l’exploitation des ressources tout en garantissant une gestion durable et responsable de l’environnement marin. Les deux ministres ont également insisté sur l’importance de la coopération régionale pour le développement économique et social des deux pays, qui bénéficient d’un potentiel énergétique immense.
L’accord signé à Luanda représente une avancée notable dans la collaboration entre l’Angola et la RDC dans le secteur énergétique. En optimisant l’exploitation du bloc offshore 14, les deux nations aspirent à renforcer leur position sur le marché pétrolier mondial tout en respectant les engagements environnementaux. Ce partenariat pourrait également servir de modèle pour d’autres projets de coopération en Afrique, où les ressources naturelles peuvent jouer un rôle clé dans le développement durable et la lutte contre la pauvreté.
Kilalopress