Le jeudi 29 février 2024, au cours d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Rotana, le président du Conseil d’administration du Fonds Forestier National (FFN), Rigobert Kuta Mwana-Kuta, a exposé les tensions grandissantes entre le Conseil d’administration et la Direction Générale du FFN. Cette situation a suscité des inquiétudes quant à la bonne gestion des ressources du FFN et à l’accomplissement de sa mission.
Non-respect des recommandations et résolutions du conseil d’administration
Rigobert Kuta Mwana-Kuta a vivement critiqué la non-application des recommandations et résolutions du conseil d’administration par la Direction Générale, en violation du règlement intérieur du FFN. Il a souligné que sur les 50 résolutions, décisions et recommandations prises par le conseil d’administration en 2023, aucune n’a été correctement exécutée par la Direction Générale, compromettant ainsi la gestion générale du Fonds.
Mobilisation et recouvrement des ressources
Le président du Conseil d’administration a également mis en lumière les déficiences dans la mobilisation et le recouvrement des ressources, notamment en ce qui concerne le crédit Carbone. Il a déploré l’exclusion du FFN de son droit au crédit Carbone par un arrêté interministériel, en dépit du décret octroyant au Fonds 10% de crédit Carbone. Les tentatives de recours contre cette décision sont restées sans réponse, mettant en péril les droits du FFN.
Opacité financière et manque de transparence
Rigobert Kuta Mwana-Kuta a exprimé ses inquiétudes quant au manque de transparence financière de la Direction Générale, soulignant que le taux de mobilisation des recettes reste significativement bas, malgré les opportunités offertes par le décret régissant le FFN. De plus, l’absence de réponse aux demandes d’ordres de mission de contre-vérification compromet la capacité du conseil d’administration à évaluer la réalisation des projets de reboisement financés par le FFN.
Conclusion
La situation actuelle au sein du Fonds Forestier National soulève des préoccupations majeures quant à la gestion des ressources et à l’accomplissement de sa mission. Le manque de collaboration entre le Conseil d’administration et la Direction Générale compromet sérieusement la transparence et l’efficacité de l’organisation. Il est impératif que des mesures correctives soient prises pour assurer la bonne gouvernance et la réalisation des objectifs du FFN.
Cette situation appelle à une intervention urgente des autorités compétentes afin de restaurer la confiance dans la gestion du Fonds Forestier National et de garantir son rôle crucial dans la préservation et la reconstitution du capital forestier en République Démocratique du Congo.
Franck lukama zongwe