Mbuji-Mayi : Trois semaines de privation, la ville diamantifère sombrant dans le chaos hydrique et énergétique

Mbuji-Mayi, Kasaï-Oriental – Trois semaines. Trois semaines sans eau potable constante. Trois semaines sans électricité stable. Trois semaines où la capitale mondiale du diamant semble avoir été abandonnée par ceux-là mêmes chargés de veiller à son quotidien. Ce n’est plus une simple panne, c’est une démission publique, une paralysie systémique qui expose la vulnérabilité structurelle de nos villes face à des services essentiels.

Dans les rues de Mbuji-Mayi, les femmes, les hommes, les enfants et les vieillards font la queue aux rares bornes-fontaines encore fonctionnelles. Leurs récipients à la main, ils bravent le soleil brûlant, la pluie, parfois la nuit noire, pour une goutte d’eau qui devrait être un droit, et non un luxe. Chaque jour, ces trajets imposés de plusieurs kilomètres deviennent une nouvelle forme de violence sociale et économique.

Abonnez-vous gratuitement pour continuer la lecture

Entrez votre email ou utilisez Google. Aucun paiement requis.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *