Dans un contexte marqué par des fragilités sécuritaires et économiques persistantes, les habitants de l’aire de santé de Kambara, dans la zone de santé de Nyangezi, voient s’ouvrir une opportunité concrète d’accès aux soins.
Un partenariat entre l’ONG Médecins du Monde et le centre de santé de Kambara permettra, à partir du 21 avril 2026, d’offrir des soins médicaux gratuits pendant une période de six mois. L’annonce a été faite le 18 avril par l’infirmier titulaire de la structure, contacté par notre rédaction. Cette initiative concerne plusieurs localités de la région, notamment Kambara 1 et 2, Mugerero, Kashenyi, Mishimumu et Katimbirwa. Elle s’inscrit dans un projet d’urgence humanitaire déployé dans le territoire de Walungu, avec une attention particulière portée à Kamanyola, une zone où les populations font face à des difficultés accrues d’accès aux services de base.
Sur le terrain, l’impact attendu est significatif. Dans une région où le coût des soins constitue souvent un frein majeur, la gratuité temporaire des services de santé devrait permettre à de nombreux ménages de consulter plus tôt et de bénéficier d’une prise en charge adéquate. Cette mesure pourrait également contribuer à limiter les complications liées aux retards de soins, fréquents dans les contextes de précarité.
Selon le Dr Olivier Kabarati Ombeni, médecin-chef de la zone de santé de Nyangezi, le dispositif prévoit une prise en charge complète des patients durant toute la durée du projet. Les cas nécessitant des soins spécialisés seront référés vers l’hôpital Saint Joseph, garantissant ainsi une continuité des soins.
Au-delà de l’offre médicale, cette intervention reflète aussi l’importance du plaidoyer local dans la mobilisation des partenaires humanitaires. Elle met en lumière le rôle des acteurs de santé dans l’identification des besoins prioritaires et la recherche de solutions adaptées aux réalités du terrain.
Dans les communautés concernées, l’initiative est perçue comme un signal d’attention et de solidarité. Des leaders communautaires et acteurs de la société civile saluent une réponse attendue face aux difficultés d’accès aux soins. Mme Tubatunziye Mbaka Béatrice, vice-présidente du Comité de médiation et de défense des droits humains (CMDDH), estime que cet appui constitue « une réponse concrète aux alertes régulièrement adressées aux autorités sanitaires locales ».
Si ce programme reste limité dans le temps, il offre néanmoins une fenêtre d’opportunité pour améliorer l’état de santé des populations et renforcer le lien entre structures sanitaires et communautés. Dans un environnement fragilisé, ces initiatives ponctuelles jouent un rôle essentiel pour atténuer les vulnérabilités et soutenir les dynamiques locales de résilience.
Par Wendo joés