La culture congolaise est réputée pour ses querelles et les buzz qui poussent parfois les artistes à faire croire au public qu’il existe un conflit entre eux. Aujourd’hui, Internet et YouTube semblent amplifier ces tensions, menant parfois à des altercations physiques entre les jeunes.
Internet, catalyseur de tensions
La démocratisation d’Internet et de YouTube a permis à quiconque de créer une chaîne, une page ou un blog pour publier et produire du contenu sans modération. Cette situation entraîne souvent des tensions au sein de la communauté, en particulier chez les jeunes.
Des jeunes en conflit pour leurs idoles
Lors de notre enquête, nous avons rencontré Jacob et Vincent, deux apprentis réparateurs dans un garage près de la mairie. Ils ont récemment eu une altercation suite à une discussion sur une polémique entre les artistes Gaz Mawete et Innocent Balume. Après leur bagarre, ils ont été sanctionnés pendant deux semaines.
Selon eux, « Innocent Balume et Gaz Mawete étaient dans une polémique grave. Un jour, en suivant des interventions sur YouTube, des mots choquants ont été prononcés, ce qui a déclenché une dispute et une bagarre ».
La controverse entre les DJ Kinois et Innoss’B
Une vidéo d’Innocent Balume circule sur les réseaux sociaux, dans laquelle il déclare: « Si on m’appelle pour un concert au Rwanda, j’irais ». Ces propos ont été vivement critiqués par les DJ kinois, qui considèrent qu’il s’agit d’une attitude antipatriotique, étant donné que le Rwanda est accusé d’agressions dans l’est du pays. Cette polémique a également pris de l’ampleur grâce aux réseaux sociaux et aux différentes plateformes de publication.
L’impuissance des autorités face aux dérives en ligne
Le contrôle du contenu publié sur les réseaux sociaux échappe totalement aux autorités chargées de réguler ce domaine. La nouvelle loi de Muyaya sur la presse pourrait-elle atténuer ce fléau ?
Le Congo est actuellement confronté à une tornade culturelle exacerbée par Internet et les réseaux sociaux. Les autorités devront prendre des mesures pour réguler ce secteur et prévenir les tensions entre les membres de la communauté, en particulier chez les jeunes, qui constituent l’avenir du pays.
Samuel Isenge