Problématique du transport en RDC : Kinshasa face à ses anciens démons des embouteillages

Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, est confrontée à un problème majeur de transport en raison de la croissance rapide de sa population et de l’expansion de la ville.

Les embouteillages sont monnaie courante, causant ainsi une hausse de tarif de transport et des difficultés pour les étudiants, les travailleurs et les résidents en général. Cet article examine la situation actuelle des transports à Kinshasa et les conséquences des embouteillages sur la vie quotidienne des habitants.

Les embouteillages, un véritable casse-tête pour les étudiants et les travailleurs

Pour aller au centre ville, il faut au moins quitter la maison 2heures voir 3heures plutôt pour un trajet de 40 Minutes pour éviter d’être prise par les embouteillages et passer jusqu’à 4 heures de route. Il y a toujours possibilité d’arriver plutôt, en utilisant le moyen de transport le plus rapide, la moto appelée communément  » wewa » ( qui veut dire toi en Tshiluba, Ndlr). Mais cela équivaut à payer 2 voir 3 fois plus cher.

Pour les étudiants et les travailleurs, cela est un cauchemar. Dès 7h du matin, le prix du transport augmente. Pour les étudiants qui ont généralement un budget limité et les travailleurs qui calculent l’heure d’arrivée au travail, cela devient un véritable casse-tête.

Le gouvernement s’engage, une lueur d’espoir.

Le 10 Mars 2023, le gouverneur de la ville province de Kinshasa, Gentiny NGOBILA, publie dans un décret loi, la nouvelle tarification des prix de transport revu à la baisse. Un soulagement pour le peuple Kinois.

Malheureusement Une joie qui fut de courte durée car le 13 du même mois, les chauffeurs on décidé de faire une grève pour boycotter la nouvelle tarification de l’hôtel de Ville rendant le déplacement quasi impossible.

Après cette grève d’une journée, les prix de transport sont revenus à la normale. Et plus aucune suivie ne s’est fait.

Les choses sont allé de mal en pire.
Le trajet Cité verte – Zando qui coûtait 2.000fc avant la publication de l’arrêté, coûte aujourd’hui 3.000fc (pour ne parler que de ça). Et aucun organe ne tient à veiller au droit de la population, au contraire, plusieurs agents de la police nationale congolaise, PNC, sont trouvé aux arrêts de bus entrain d’accepter des pots de vin des chauffeurs et se taisent.

Dans une interview accordé à la radio de la femme station Kinshasa, le ministre de transport Honoré MBOKOSO a rassuré la population sur la présence des agents chargé de suivie afin d’assurer une réglementation effective du décret loi.

L’on se demande où sont passés ces agents !

L’insécurité causée par les embouteillages
Doris Tshibangu vit à DGC, l’un des quartiers de Kinshasa où les embouteillages sont particulièrement problématiques. Ces embouteillages créent un climat d’insécurité et sont propices aux vols de sacs, de bijoux et de téléphones par des enfants de la rue et d’autres malfaiteurs. Cette situation est préoccupante pour les résidents, qui craignent pour leur sécurité lorsqu’ils se déplacent dans la ville.

Les causes des embouteillages : une question de responsabilité

Selon certains analystes congolais, la situation actuelle des embouteillages à Kinshasa est due d’une part aux chauffeurs Congolais qui ne respectent pas les codes de la route en cherchant à tout prix à passer et causent des embouteillages. D’autres part à l’irresponsabilité des services chargés de réglementer la circulation routière, en particulier les roulages.

Ces derniers sont souvent accusés d’aggraver les embouteillages en exigeant des pots-de-vin aux taximen dans un phénomène localement appelé « madesu ya bana ».
Ces embouteillages sont dû en grande partie aux routes étroites et à l’absence des routes secondaires. Chaque matin la population venant des quatres coins de Kinshasa affluent au centre ville car Les grandes sociétés y ont leur sièges et le soir soir, chacun cherche à rentrer chez lui. C’est ce qui crée des bouchons.

Les solutions envisagées par le gouvernement
Pour réduire les embouteillages, le gouvernement avait mis en place le projet « Saut-de-mouton », visant à construire des échangeurs et des passages supérieurs pour fluidifier la circulation.

Cependant, ce projet n’a jamais abouti en raison de détournements de fonds dans le cadre du dossier des « 100 jours », pour lequel certains responsables, dont Kamerhe, ont été acquittés.

Les embouteillages à Kinshasa représentent un problème persistant pour les habitants et une source d’insécurité. Les étudiants, les travailleurs et les résidents sont confrontés à des difficultés quotidiennes pour se déplacer dans la ville. Il est essentiel que le gouvernement et les autorités compétentes prennent des mesures concrètes pour améliorer la situation des transports à Kinshasa et offrir une meilleure qualité de vie à ses habitants.

Yanne MBIYAVANGA

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