Lubumbashi : menacée par la pollution – Congo Dongfang Mining dans le collimateur

Lubumbashi, 5 novembre 2025 – Une nouvelle fuite d’acide dans les installations de Congo Dongfang Mining (CDM) a provoqué une onde de choc dans plusieurs quartiers de Lubumbashi. Routes, commerces et rivières ont été contaminés, exposant les populations à un risque sanitaire sérieux et ravivant les inquiétudes sur la gestion environnementale des mines.

Le Parti Écologique SOLEIL, associé au Salon du Climat, dénonce une irresponsabilité inacceptable et annonce que la justice sera saisie pour faire payer CDM et empêcher que de tels incidents ne se reproduisent. « L’écologie n’est pas une option, c’est un impératif constitutionnel », insiste le parti.

La société civile du Haut-Katanga critique vigoureusement l’attitude des responsables de CDM, qui ont bloqué l’accès aux autorités locales lors de l’incident, y compris au maire et au gouverneur intérimaire. Elle dénonce ce qu’elle appelle « l’impérialisme de certains investisseurs » et pointe la fragilisation de l’autorité de l’État.

Les acteurs locaux rappellent que CDM est une habituée des déversements. Chaque saison des pluies, les bassins de rétention de l’entreprise se vident dans les quartiers Kasapa, Kamatete et Kamisepe, mettant en péril la santé, les cultures et les élevages des riverains. Face à l’absence de sanctions, la société civile réclame la suspension ou l’expulsion des dirigeants responsables, ainsi que l’application stricte des dispositions du code minier. Le ministre des mines, Louis Watum, s’est rendu à Lubumbashi pour évaluer la situation. Sur place, il a constaté le manque de justifications claires de la part de la direction de CDM. « La gestion de ce bassin doit suivre un plan strict. Des mesures de contrôle et de surveillance régulières sont indispensables », a-t-il insisté, avant d’exiger toute la documentation sur les mesures environnementales et de menacer de sanctions sévères.

Parti Écologique SOLEIL, société civile et communautés locales appellent à une action ferme et immédiate. Certains réclament la suspension de l’activité minière de CDM, tandis que d’autres demandent des indemnités substantielles pour les populations affectées. Cet incident rappelle que l’impunité industrielle peut coûter cher aux communautés. Lubumbashi et ses habitants attendent désormais que les autorités passent des promesses aux actes pour garantir que la ville ne devienne pas un laboratoire de pollution permanente.

Par kilalopress

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