Depuis la matinée du vendredi 15 août, la ville de Kisangani, capitale provinciale de la Tshopo, est confrontée à une situation de crise provoquée par une pluie torrentielle qui s’est abattue sans interruption pendant plus de dix heures. Le phénomène a provoqué des inondations majeures, affectant plusieurs quartiers et causant d’importants dégâts matériels. Habitations submergées, routes devenues impraticables, et ponts emportés par la montée des eaux : la ville est en grande partie paralysée.
La pluie, débutée peu avant l’aube vers 5h30, n’a cessé qu’en fin d’après-midi, laissant derrière elle un paysage de désolation. Les zones les plus touchées sont celles situées le long des cours d’eau et dans les secteurs marécageux. Dans certains quartiers, les habitants ont vu leurs biens emportés ou endommagés, tandis que les axes de communication sont désormais coupés, à l’instar de la route longeant le complexe scolaire Masandi dans la commune de Kisangani.
Face à l’ampleur des dégâts, la colère gronde parmi les résidents. Nombreux sont ceux qui pointent du doigt la mauvaise qualité des infrastructures routières, souvent construites à grands frais mais jugées peu résistantes. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer l’inefficacité des travaux réalisés, notamment par des entreprises étrangères, accusées de livrer des ouvrages défaillants. Un exemple marquant de cette défaillance est le pont effondré au point kilométrique 17, dont l’effondrement a totalement isolé une partie de la ville. Les riverains dénoncent un ouvrage mal dimensionné, incapable de résister aux crues ou de supporter la charge des véhicules.

Dans ce contexte d’urgence, la population appelle à une réaction rapide des autorités locales et nationales. Une aide humanitaire est réclamée pour venir en aide aux sinistrés, tandis que des actions concrètes sont attendues pour réparer les routes et ponts endommagés. Les habitants insistent également sur la nécessité de renforcer la surveillance et le contrôle des travaux publics en cours, afin que les fonds investis dans les infrastructures bénéficient réellement à la collectivité, et non à des projets mal exécutés.
Par kilalopress