Les acteurs de la société civile du territoire de Kabare, dans la province du Sud-Kivu, ont exprimé leur préoccupation quant au silence des autorités après la catastrophe survenue à Buhozi en février et mars 2024.
La société civile dénonce le manque de réponse des autorités, mettant en lumière les conséquences dévastatrices de l’éboulement sur la région. Dans une correspondance adressée au président de la République et au ministre de tutelle, la société civile de Buhozi a souligné que plus de deux mois après la catastrophe, aucune mesure significative n’a été prise. Les membres de la société civile ont fait part de leur détresse, mettant en évidence les répercussions désastreuses sur les moyens de subsistance des populations rurales, principalement axées sur l’agriculture.
La correspondance de la société civile a mis en évidence les conséquences directes de la catastrophe, citant des chiffres alarmants : 76 champs inondés dans le sous-village de Luhorhe et 59 champs inondés dans le sous-village d’Itara, soit un total de 135 champs affectés. Cette situation a un impact direct sur la survie des habitants, ce qui a poussé la société civile à solliciter l’intervention des autorités pour éviter une crise humanitaire imminente.
Buhozi, dans le territoire de Kabare, a été fortement secoué par deux catastrophes naturelles qui ont entraîné la destruction de maisons et d’infrastructures, laissant de nombreuses familles dans le désarroi. La société civile a souligné l’urgence de l’intervention du gouvernement congolais pour fournir une aide d’urgence à la population affectée.
La société civile a spécifiquement appelé le gouvernement à utiliser tous les moyens disponibles pour évacuer la terre qui obstrue la rivière Ruzizi, bloquer et vider la rivière au niveau de la SNEL Ruzizi 1, afin de permettre à l’eau stagnante dans les champs suite au gonflement de la rivière de trouver un exutoire.

Les dégâts causés à Buhozi ont été attribués à des mottes de terre provenant du Rwanda voisin, lesquelles se sont déversées dans la rivière Ruzizi, causant ainsi d’énormes dommages. Le gouvernement congolais avait déjà exprimé ses inquiétudes quant au risque de falsification des frontières par le Rwanda et avait déployé des militaires pour surveiller la situation.
Cependant, malgré ces événements, la société civile déplore l’absence de réaction des autorités congolaises pour faire face à cette crise persistante.
Face à cette situation critique, la population de Buhozi et du territoire de Kabare attendent avec impatience une réponse concrète des autorités pour faire face à cette crise humanitaire imminente.
La situation de victimes à Buhozi nécessite une action urgente et coordonnée des autorités pour éviter une détérioration supplémentaire de la situation et pour apporter un soutien efficace aux populations affectées.
La redaction