Bruxelles, Belgique — La République démocratique du Congo (RDC) pourrait prochainement renforcer l’articulation entre recherche scientifique et politiques environnementales, à en croire l’annonce faite mercredi à Bruxelles par la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo. La ministre a indiqué que, dès son retour à Kinshasa, elle envisage de mettre en place une coordination des chercheurs congolais œuvrant dans le domaine de l’environnement, destinée à valoriser les résultats de leurs travaux au service de la société.
Selon les informations communiquées, cette initiative viserait à réunir au sein d’un cadre structuré les scientifiques congolais, qu’ils exercent en RDC ou à l’étranger. L’objectif déclaré est de mieux exploiter les résultats de recherches souvent jugées insuffisamment intégrées aux processus décisionnels, afin qu’ils puissent contribuer, de manière plus opérationnelle, à la définition des politiques publiques et à la réponse aux enjeux environnementaux et climatiques du pays.
« À mon retour à Kinshasa, je souhaite instaurer une coordination des scientifiques qui produisent des résultats probants dans le domaine de l’environnement, afin que ceux-ci servent directement la société », a précisé Marie Nyange Ndambo, selon des sources proches de la mission.
La RDC, qui abrite une partie significative du bassin du Congo considéré comme le deuxième poumon écologique de la planète fait face à de multiples défis environnementaux. Parmi ceux-ci figurent la déforestation, la perte de biodiversité, les changements climatiques et la gestion durable des ressources naturelles, estiment des observateurs du secteur. Dans ce contexte, la mobilisation de l’expertise scientifique nationale est perçue par les autorités comme un levier stratégique pour améliorer la planification et la mise en œuvre des actions environnementales.
D’après les indications fournies, la future structure devrait avoir pour mission principale de centraliser et de capitaliser les résultats des recherches menées par les scientifiques congolais, particulièrement dans les domaines de l’environnement, des forêts et du climat. Ces données serviraient ensuite de base à l’élaboration de politiques publiques plus adaptées aux réalités écologiques du pays, qui possède l’un des plus vastes bassins forestiers mondiaux. À ce stade, aucune précision n’a été fournie sur le calendrier précis de la mise en œuvre de cette coordination ni sur les modalités de son fonctionnement, ni sur les moyens financiers et humains qui seraient mobilisés pour son lancement. Des analyses complémentaires seront nécessaires pour évaluer l’impact concret de cette initiative sur la production scientifique et sur la gouvernance environnementale nationale.
Par kilalopress