Alors que nous sommes déjà à la deuxième quinzaine de février 2026, aucune entreprise forestière en République démocratique du Congo (RDC) n’a encore reçu de permis de coupe pour l’exercice en cours. Ce retard récurrent, observé également en 2021 et 2022, met en lumière les fragilités du système de gestion forestière et soulève des inquiétudes sur la durabilité de l’exploitation des forêts congolaises.
Le permis de coupe industrielle de bois d’œuvre (PCIBO) n’est pas un simple document administratif. Selon les spécialistes du secteur et la société civile congolaise, il constitue un instrument clé de traçabilité et de contrôle environnemental. « Le permis permet à l’État de réguler le temps, le lieu et les essences à exploiter, avec précision du volume et du nombre de tiges », rappelle un acteur de la société civile impliqué dans le suivi forestier. Les volumes attribués sont calculés sur la base des inventaires forestiers réalisés dans chaque concession, afin d’assurer une exploitation durable.
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