RDC : Renforcement scientifique et juridique autour de la Convention sur la diversité biologique

Kinshasa, 25 septembre 2025 – La République démocratique du Congo a franchi une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la Convention sur la diversité biologique (CDB) en organisant, les 24 et 25 septembre à Kinshasa, un atelier national destiné à consolider les compétences de ses parties prenantes.

Pendant deux jours, experts gouvernementaux, représentants de la société civile, scientifiques et leaders autochtones ont approfondi leurs connaissances sur les réformes sectorielles liées à la biodiversité, en vue de préparer la participation congolaise au prochain Congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Ce rendez-vous planétaire réunit régulièrement chercheurs, décideurs et entreprises pour orienter les politiques mondiales de conservation.

Selon Jean-Marie Boliku, facilitateur de la rencontre, « l’objectif est non seulement de renforcer les capacités des acteurs impliqués, mais aussi d’actualiser leur compréhension des engagements pris par le pays au titre de la CDB, afin de mieux intégrer ces obligations dans les lois et programmes nationaux ».

Les travaux ont particulièrement porté sur l’article 8 de la convention, qui engage chaque État à « respecter, préserver et maintenir les connaissances, innovations et pratiques des communautés autochtones et locales » dès lors qu’elles favorisent la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité.
En RDC, cette disposition représente un enjeu majeur : elle ouvre la voie à la reconnaissance juridique des savoirs traditionnels, tout en exigeant leur intégration dans les politiques publiques, notamment à travers une feuille de route nationale actuellement en discussion. Les participants ont également travaillé sur les éléments clés de la future déclaration du Congrès de l’UICN. L’objectif est d’assurer une contribution congolaise cohérente, fondée sur des données scientifiques solides et sur l’expérience des communautés locales confrontées directement à la déforestation, au changement climatique et à la perte d’habitats. Cet atelier marque ainsi une étape technique importante : il permet d’arrimer les connaissances traditionnelles à une gouvernance environnementale moderne, en plaçant la science et le droit au service d’une biodiversité mieux protégée et d’un dialogue accru entre l’État, les chercheurs et les peuples autochtones.

Par kilalopress

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