Il y a des scandales qui éclatent dans le vacarme. Et puis il y a ceux qui avancent à pas feutrés, derrière des signatures administratives, des assemblées générales discrètes et des documents techniques presque illisibles pour le citoyen ordinaire. L’affaire des Plantations et Huileries du Congo (PHC) appartient désormais à cette seconde catégorie : celle des dossiers où le droit des sociétés croise les profondeurs troubles du pouvoir, du foncier et de la souveraineté économique.
Au cœur de la tempête : une question simple mais vertigineuse. Comment l’État congolais, détenteur reconnu de près de 24 % des parts de PHC depuis des décennies, a-t-il pu être soudainement considéré comme un actionnaire “juridiquement inexistant” ?
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