Dans les pistes poussiéreuses du territoire de Kabambare, au Maniema, les grumes de mukula continuent de quitter discrètement les forêts tropicales, malgré les nombreuses interrogations qui entourent leur exploitation. Ce bois précieux, recherché sur les marchés asiatiques et régionaux pour sa densité et sa valeur commerciale élevée, semble alimenter un circuit économique dont les bénéfices échappent largement aux communautés locales.
Selon plusieurs sources locales, les exploitants affirment disposer de documents d’autorisation délivrés par le ministère de l’Environnement à Kinshasa. Mais sur le terrain, cette situation suscite un profond malaise institutionnel. Des acteurs locaux confient que certains représentants provinciaux des services de l’environnement ne seraient pas officiellement informés de plusieurs opérations en cours dans certaines zones forestières de Kabambare. Une réalité qui alimente les interrogations sur les mécanismes de contrôle, de traçabilité et de coordination entre le pouvoir central et les administrations provinciales.
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