Kinshasa, 11 décembre 2025 – La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a ouvert mardi la plénière de décembre du Groupe thématique Genre (GTG), en partenariat avec ONU-Femmes. Cette rencontre marque à la fois la clôture des activités de l’année 2025 et le premier lancement officiel de plénière depuis la nomination de la nouvelle ministre.
Créé en 2009, le GTG constitue un cadre national de coordination réunissant institutions publiques, partenaires techniques et financiers, secteur privé et société civile, tous engagés dans la promotion de l’égalité des sexes et des droits des femmes. Lors de son allocution, Micheline Ombae a insisté sur la nécessité d’un effort collectif pour renforcer ces droits : « La promotion des droits des femmes et des filles en RDC ressemble à une cathédrale en construction : chacun y pose sa pierre, chacun y élève une voûte », a-t-elle déclaré, saluant l’implication continue des acteurs institutionnels et des organisations citoyennes.
La ministre a également rappelé les principaux acquis de l’année, notamment le fonctionnement régulier des sous-groupes thématiques, l’élaboration des plans de travail annuels, la tenue de revues thématiques, la 8ᵉ édition du Forum des ministres provinciaux en charge du genre, ainsi que la reprise des plénières après une période d’interruption.

Malgré ces avancées, plusieurs défis restent à relever, selon Micheline Ombae : l’extension du GTG aux 13 provinces encore non couvertes, l’amélioration de la coordination entre niveaux national et provincial, et le renforcement des moyens disponibles. « Ces défis ne sont pas des obstacles, ce sont des appels », a-t-elle souligné.
Au cours de la séance, les participants ont examiné une feuille de route technique issue des recommandations du Forum national des ministres provinciaux. Celle-ci vise à renforcer l’intégration du genre dans les politiques publiques, intensifier la lutte contre les violences basées sur le genre et soutenir l’autonomisation économique des femmes. La ministre a enfin rappelé que la question du genre dépasse le cadre d’un ministère : « Le genre n’est pas l’affaire des femmes, ni celle d’un seul ministère, c’est l’affaire d’une nation entière », a-t-elle insisté.
Par kilalopress