Kinshasa — Alors que le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, entame une tournée diplomatique dans la region des Grands lacs, la recrudescence des violences dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) relance les débats sur les responsabilités internationales, les minéraux stratégiques et les contradictions de la transition écologique.
Après la prise de Goma par le M23, certains Congolais expriment leur mécontentement vis-à-vis du Rwanda et de l’inaction de la communauté internationale face à cette crise qui secoue l’est du pays. Ils estiment que cette situation est injuste, étant donné que les minérais stratégiques de la région sont essentiels à la transition énergétique mondiale. Certains Congolais expriment leur mécontentement vis-à-vis du Rwanda et de l’inaction de la communauté internationale face à cette crise qui secoue l’est du pays. Ils estiment que cette situation serait injustement affliger aux congolais , étant donné que les minérais stratégiques de la région sont essentiels à la transition énergétique mondiale. Des élites interrogées par Kilalopress suggèrent que le boycotte des relations diplomatiques et économiques seraient l’une de solutions , Ces ces derniers pensent que sans sanctions immédiat de l’Union européenne, rien ne pourra contraindre le M23 à quitter les villes déjà prises, y compris Goma. Depuis trois décennies, la région du Nord-Kivu, riche en ressources minières, est le théâtre d’affrontements entre groupes armés. Le M23, mouvement rebelle que l’ONU accuse d’être soutenu par le Rwanda, a récemment intensifié ses offensives, provoquant un exode massif de civils.
Les Nations unies estiment que jusqu’à 4 000 soldats rwandais pourraient être déployés aux côtés des rebelles. Certains d’entre eux ce sont rejouis de voir que certains membres de la communauté internationale commencent à réagir. Le Royaume-Uni par exemple qui envisage de conserver son aide financière au Rwanda (1,2 milliard d’euros) si ce dernier ne cesse pas son implication. La France appelle au retrait des troupes mais prioritairement une « solution diplomatique », sans utiliser des sanctions. Cette approche suscite des interrogations, notamment parmi certains Congolais qui demandent des mesures plus fermes.

La RDC possède d’importantes réserves de cobalt, de cuivre et de lithium, essentiels à la transition énergétique. Le Rwanda, bien que dépourvu de ces ressources, est devenu un exportateur notable. Des rapports indiquent que l’exploitation illégale des mines congolaises de RUBAYA et autres financent les conflits, créant un cercle vicieux où l’écologie et la violence sont liées.
Certains Congolais accusent la France de fermer les yeux sur les actions du Rwanda pour préserver ses intérêts dans la course aux minéraux « verts ». Sadiki BONGALA résume cette situation en un seul mot « L’ami de mon ennemi est mon ennemi. ». Un collectif de la société civile a appelé à des sanctions contre Kigali et à un embargo sur les minerais provenant des zones occupées.
La France, entre héritage colonial; réalités économiques; transition écologique et enjeux éthiques
Paris a multiplié les gestes d’apaisement — reconnaissance des « responsabilités » dans le génocide rwandais de 1994, soutien aux accords de paix —, mais sa position reste ambiguë. Les liens économiques entre la France et la RDC sont significatifs, avec une trentaine d’entreprises françaises opérant dans le pays. Parmi elles, Orange , leader sur l’Internet mobile et les services financiers numériques, TotalEnergies , acteur Castel , dominant le marché des brasseries avec Bracongo et Brasimba. Perenco exploite plusieurs champs pétrAccor gère des établissements hôteliers sous la marque Pullman. D’autres sociétés commeAir France, Bouygues TP, Canal+, Schneider Electric, Eutelsat, CMA CGM et Air Liquide renforcent la présence française dans plusieurs secteurs stratégiques.
Face à cette situation, plusieurs analystes congolais appellent le gouvernement de Judith SUMINWA à adopter une position plus ferme. Ils proposent la suspension de toutes les relations économiques avec la France afin d’exiger de Paris des actions concrètes contre le Rwanda. Pour eux, la prudence diplomatique française face aux accusations portées contre Kigali ne fait qu’encourager l’impunité et prolonger la crise dans l’Est du pays. Benjamin MBUTA se Defole dans ce snes »En bloquant l’accès du marché congolais aux entreprises françaises et en gelant les accords économiques, la pression sur Paris pourrait l’amener à adopter des sanctions plus strictes suite aux tueries et massacre comis par le M23 et le Rwanda et nos compatriotes retrouveront encore en paix’‘
Les technologies « vertes » dépendantes des minéraux sont souvent extraites dans des zones de conflit. Les appels à une certification éthique des ressources se heurtent à la réalité d’un marché mondial peu regardé. BAMBA Espoir un analyste congolais de BOMA s’interroge : « Comment croire à une transition juste quand l’Europe ferme les yeux sur le pillage ? »
Alors que l’ONU exige un cessez-le-feu immédiat, la responsabilité incombe aux puissances occidentales. La RDC réclame des actions concrètes : sanctions contre le Rwanda, traçabilité des minéraux, et une transition écologique qui ne sacrifie pas les vies humaines au nom du progrès technologique. Ce conflit dépasse les enjeux locaux et interroge l’éthique de la mondialisation verte. Sans régulation stricte, la quête de minéraux « propres » risque d’approfondir les fractures, transformant l’espoir climatique en cauchemar humain.
Par kilalopress