RDC : “5 journalistes tués et plus de 500 cas d’atteinte à la liberté de la presse déplorés durant le 1er mandat de Félix Tshisekedi ”(JED)

En marge de la journée internationale contre l’impunité des crimes contre les journalistes, le 2 novembre, l’Organisation Journaliste en Danger (JED) oeuvrant dans le domaine de protection des professionnels de la presse peint un tableau sombre pour le premier mandat du Président Félix Tshisekedi, à la tête de la RDC.

Le rapport annuel de cette Organisation dénommé « Bilan de la liberté de presse sous le premier mandat du Président Félix Tshisekedi », note un paradoxe entre les promesse du chef de l’État à garantir la liberté de Presse et la persistance des crime contre les journalistes. Le document cite notamment les assassinats, menaces, agressions, brimades contre les journalistes et le pillage ainsi que la fermeture des médias.

Durant le premier mandat de Félix Tshisekedi, le service de monitoring de JED a enregistré au moins 523 cas d’attaques diverses contre la Presse dont 5 journalistes tués ; au moins 160 cas d’arrestations des journalistes ; plus de 130 journalistes et professionnels des médias qui ont été victimes des menaces ou des violences physiques.

Ce rapport revient également sur les cas des journalistes tuées ou portés disparus particulièrement dans les provinces de l’Est de la RDC où l’on assiste à l’activisme des groupes armés dont les rebelles du M23. Au moins 3 journalistes ont été tués au cours de l’année 202 et un journaliste porté disparu depuis décembre 2020, après avoir été enlevé par des miliciens.

« Depuis le début de cette année électorale, JED a documenté au moins 88 cas d’attaques diverses contre les journalistes et contre les médias dont 40 cas de violences physiques, 30 cas d’arrestations ou interpellations, 18 cas de fermetures des médias ou d’interdiction des programmes ou émissions politiques » lit-on dans ce document.

Le rapport fait aussi allusion à l’arrestation récente de trois journalistes qui continuent à croupir entre les murs des prisons, avec un accent particulier sur l’arrestation du Correspondant du Journal de Jeune Afrique, Stanislas Bujakera. Engagé dans la lutte contre l’impunité, JED appelle le chef de l’Etat Félix Tshisekedi Tshilombo en qualité de magistrat suprême, de lancer un signal fort pour marquer la fin de son premier mandat, en ordonnant la libération de ce dernier.

Flavien MUHIMA

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