Maï-Ndombe : la CONAREF renforce les capacités locales pour consolider la réforme foncière et la sécurité des terres

Ce lundi 16 mars 2026, la ville d’Inongo, capitale de la province du Maï-Ndombe, a accueilli plus de cinquante participants venus de diverses structures locales et urbaines pour un atelier consacré au renforcement des capacités de la Commission Nationale de Réforme Foncière (CONAREF) et des services de l’administration du ministère des Affaires foncières. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un programme national de prévention et de transformation des conflits, visant à soutenir la stabilisation durable du territoire congolais.

D’après nos recoupements, l’atelier intervient peu après la phase de vulgarisation de la loi dite « Nsele », promulguée le 31 décembre 2025, et qui constitue un pilier central de la réforme de l’administration foncière en RDC. La loi n° 25/062 du 30 décembre 2025 vise notamment à clarifier et moderniser les mécanismes de gestion des terres, à renforcer la transparence dans l’attribution des droits fonciers et à limiter les tensions souvent liées aux pratiques coutumières.

Selon des sources locales, la démarche de l’atelier a misé sur une approche participative : les participants, répartis en groupes de discussion, ont été encouragés à partager librement leurs expériences et à identifier des solutions adaptées aux défis fonciers spécifiques à leur territoire. Cette méthodologie cherche à articuler la réforme légale avec les réalités sociales et coutumières des communautés du Maï-Ndombe, notamment sur le plateau, où les conflits fonciers restent une source majeure de tensions.

Les facilitateurs venus de Kinshasa, parmi lesquels Raphaël Kasongo, Charles Ngoo et Jacques Dibemba, ont apporté un accompagnement technique et méthodologique, dans le but de soutenir les autorités locales et coutumières dans la mise en œuvre concrète de la réforme. À en croire certaines analyses, cette combinaison de sensibilisation communautaire et de renforcement institutionnel pourrait constituer un levier efficace pour stabiliser les relations foncières et améliorer la cohésion sociale.

Le programme, porté conjointement par le PNUD et la CONAREF, ambitionne sur douze mois plusieurs résultats mesurables : sensibiliser 1 500 membres de communautés et acteurs locaux aux mécanismes de résolution des conflits ; renforcer les compétences de 750 agents et autorités coutumières en matière de gouvernance responsable ; réaliser des études détaillées sur les systèmes fonciers coutumiers à Kemba et Bateke Nord ; actualiser les plans simples d’aménagement du territoire pour les secteurs de Kemba, Inongo et Bateke ; et valider une charte locale fixant les limites foncières.

Enfin, l’initiative prévoit également la conduite d’un diagnostic multisectoriel au niveau des entités territoriales décentralisées, l’évaluation des capacités techniques et institutionnelles de l’administration foncière, l’organisation de formations ciblées pour les partenaires et le soutien aux mécanismes traditionnels de réconciliation. À en croire des observateurs, ces actions combinées traduisent une avancée concrète dans la mise en œuvre d’une politique foncière cohérente, susceptible de renforcer à long terme la sécurité foncière et la gouvernance territoriale en RDC et particulièrement dans la province du Maï-Ndombe.

Par kilalopress

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *