Kinshasa : Recrudescence des maladies émergentes et ré-émergentes mobilise plus de 40 experts pour l’approche « One Health »

Plus de quarante spécialistes se sont réunis le 16 février 2026 au Laboratoire Vétérinaire Central de Kinshasa pour renforcer la coordination multisectorielle face aux maladies émergentes et ré-émergentes. L’atelier, organisé par le projet DOPERAUS de l’INRB avec l’appui du CRDI/Canada, vise à améliorer la gestion intégrée des risques sanitaires à l’interface Homme-Animal-Environnement-Plante.

À Kinshasa, les défis liés aux maladies émergentes et ré-émergentes mettent en lumière les limites persistantes de la coordination entre santé humaine, animale, végétale et environnementale. Dans un pays caractérisé par une biodiversité exceptionnelle et des écosystèmes complexes, la proximité entre populations, faune sauvage, bétail et milieu naturel crée un terrain propice à la circulation de pathologies telles que la Maladie à virus Ebola, la Variole simienne, la rage, la grippe aviaire ou encore la malaria. Ces interactions renforcent la nécessité d’une approche intégrée, capable de conjuguer différentes expertises pour prévenir et contenir les épidémies. C’est dans ce contexte que s’est tenu, le lundi 16 février 2026, un atelier de renforcement des capacités au Laboratoire Vétérinaire Central de Kinshasa. Plus de quarante spécialistes ont été réunis pour échanger sur les stratégies de gestion des maladies à l’interface « Homme-Animal-Environnement-Plante », un concept qui traduit l’ambition d’une surveillance et d’une réponse coordonnées, en phase avec les réalités locales et les enjeux sanitaires régionaux.

L’initiative est portée par le projet « Décentraliser et rendre opérationnelles les plateformes Une Santé » (DOPERAUS) de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), avec le soutien du Centre de recherches pour le développement international (CRDI/Canada). Selon les organisateurs, la session vise à renforcer les capacités techniques et opérationnelles des acteurs impliqués dans la prévention et la gestion des risques sanitaires à Kinshasa, en s’appuyant sur les principes de l’approche « One Health ».

Les participants ont souligné que l’efficacité de cette démarche dépend non seulement de la collaboration intersectorielle, mais aussi de la sensibilisation des communautés et de la mise en place de mécanismes de surveillance durable. Dans un contexte où les épidémies se répètent et où les zones urbaines densément peuplées accentuent la vulnérabilité des populations, la consolidation de plateformes « Une Santé » apparaît comme un levier crucial pour anticiper et limiter les impacts sanitaires et économiques des maladies émergentes.

Par kilalopress

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