Dans un climat tendu, la division urbaine des affaires foncières de Kinshasa a pris la décision de se mettre en grève depuis ce lundi 10 mars 2025, afin de protester contre l’arrêté impopulaire de la ministre des Affaires foncières, Acacia Bandubola. Cette mesure, qui interdit le morcellement des parcelles dans la commune de la Gombe, a jeté de l’huile sur le feu d’une situation déjà explosive dans la capitale congolaise.
Mais au-delà du simple refus de cette interdiction, les revendications des agents semblent beaucoup plus larges. Le syndicat, emmené par Serge Kabamba, dénonce un véritable mépris des autorités à l’égard des agents fonciers et des citoyens. Leurs griefs sont multiples : des primes spécifiques non versées, des unités administratives laissées en souffrance et, surtout, l’inefficacité criante de l’Inspection générale des finances (IGF), accusée de détourner des fonds sans jamais apporter de réponses concrètes. Mais est-ce vraiment cette mesure sur le morcellement qui est au cœur de cette mobilisation, ou une volonté plus large de remettre en question un système qui semble s’embourber dans une bureaucratie déconnectée de la réalité?
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