COP16 à Cali : 163 millions de dollars en promesses de financement pour la biodiversité en suspens

Cali, Colombie – Alors que la COP16 s’ouvre avec l’arrivée de six chefs d’État et 115 ministres, les discussions sur le financement de la biodiversité soulèvent des enjeux cruciaux. Malgré l’enthousiasme ambiant, le chemin vers un accord solide est semé d’embûches, laissant planer un doute quant à la volonté des nations riches de tenir leurs promesses.


L’urgence est palpable. Selon la dernière mise à jour de la Liste rouge de l’IUCN, un arbre sur trois est désormais menacé d’extinction. Ces données alarmantes rappellent que la biodiversité est en crise et que des actions concrètes sont nécessaires. Lors de cette COP, les participants visent à mobiliser 200 milliards de dollars d’ici 2030 pour combler le fossé de financement nécessaire à la protection de la nature. Cependant, les divergences entre les pays du Sud et ceux du Nord persistent quant aux mécanismes de financement.

Loin des grandes déclarations d’intention, les engagements financiers réels semblent dérisoires. Le jour de la finance a vu des promesses d’un total de seulement 163 millions de dollars, une somme qui paraît bien éloignée de l’objectif de 20 milliards de dollars annoncé lors de la COP15 pour 2025. Comme l’a souligné Alice Jay de Campaign for Nature, il faudrait doubler ces montants tous les mois à travers des accords bilatéraux pour atteindre cet objectif ambitieux. Le scepticisme entourant les promesses des pays du Nord est palpable, semblable à la fiabilité des solutions promises pour la connexion Wi-Fi au sein du lieu de la conférence.

Le processus de financement demeure flou. Les pays du Sud, notamment, s’opposent à l’idée que les fonds pour la biodiversité transitent par des structures comme le Fonds vert pour le climat des Nations Unies. La recherche d’un mécanisme acceptable reste un enjeu majeur, alors que les ministres doivent naviguer dans des négociations complexes pour définir des actions concrètes et des plans de financement.

Les discussions sur l’utilisation des données génétiques soulèvent également des questions éthiques. Les pays en développement demandent une taxe de 1 % sur les profits réalisés par les entreprises exploitant les ressources génétiques sans compensation. Ce point a été soutenu par 40 parlementaires du Royaume-Uni, d’Égypte, de Botswana et de Gambie, qui exigent un retour de valeur aux communautés qui préservent ces ressources depuis des millénaires

Malgré l’existence d’un large consensus sur l’importance de ces enjeux, le manque d’engagement concret de la part des nations riches reste préoccupant. Bien que 66 % des 100 entreprises jugées « systémiques » pour la nature aient déclaré des engagements en faveur de la biodiversité, aucune n’a satisfait aux critères en matière de droits des peuples autochtones et des communautés locales. Ce manque de respect des droits fondamentaux met en lumière une contradiction dans les discours et les pratiques des grandes entreprises, qui continuent de privilégier les profits à la préservation des écosystèmes.

Certains analystes contacter par kilalopress sur le deroulement de discussions a cet evenement presument que sans un changement significatif dans l’approche des financements et des mécanismes de mise en œuvre, les belles paroles risquent de rester lettre morte. Alors que le monde fait face à une crise écologique sans précédent, les leaders présents à Cali doivent se rappeler que l’avenir de la biodiversité dépend de leur capacité à traduire les promesses en actions concrètes. Il est impératif que les décisions prises au cours de cette COP ne soient pas simplement des discours, mais des engagements fermes en faveur d’une planète en santé

Par kilalopress

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