Le nombre des clochards communément appelés « Maibobo » continue à accroître dans la ville de Bukavu, au Sud-Kivu. Cela, au grand mécontentement des habitants. Ces hommes sans demeure parmi lesquels des enfants sont visibles surtout le soir dans plusieurs coins de cette ville, munis parfois des drogues qu’ils consomment pendant le jour avant de se dispatcher vers les lieux où ils opèrent.
A la surprise générale l’effectif de ces derniers ne cesse d’augmenter surtout pendant cette période des vacances scolaires. Au niveau de l’hôtel de poste vers l’ISP, ces clochards sont visibles déjà aux environs de 20 heures, en dehors de la clôture de la MONUSCO, les uns endormis et d’autres aux aguets.
Le même constat est fait vers les deux artères qui entourent la 33eme région militaire vers l’hôtel de poste. Ici, ces personnes à l’air méchante et désespérée s’endorment souvent sous des véhicules stationnés.Il en est de même sur le tronçon routier Feu Rouge-Avenue Saio vers l’Athénée d’Ibanda. Il suffit pour un habitant, de les croiser sur son chemin pendant les heures tardives pour qu’ils l’attaque, le torture avant de le dépouiller de tout ces avoirs. Les biens les plus ciblés sont des téléphone, l’argent.
Ces clochards qui désormais font la loi la nuit dans toutes la ville opèrent même non loin des postes de la police et d’autres services de sécurité. Au niveau de l’ancienne coopérative vers le stade de la Concorde de Kadutu, des victimes témoignent les mêmes faits.
C’est une catastrophe sur la route Place de l’indépendance vers le port Ihusi dans les heures tardives. La circulation d’un habitat après 20 heures à ce lieu, est devenue un sacrifice. Pour y passé, des habitants sont obligés de se constituer en groupe afin d’échapper à ces clochards parfois porteurs d’armes blanches, des prières, dont ils se servent pour neutraliser leurs victimes.
Pascal Mastaki, l’une des victimes de ces hommes au quartier Nkafu dans la commune de Kadutu, témoigne à Kilalopress.net que ces derniers se montrent parfois gentil envers leurs cible qu’ils saluent pour en suite sauter sur elle. Lors de leur opérations, ils menacent des victimes qu’ils étranglent en cas de résistance pour leur contraindre de ne pas alerter. La cible, explique notre source n’est relâchée qu’après avoir tout laissé entre les mains de ces bandits.
«J’ai été victime de cette barbarie deux fois.La première fois, c’était au niveau du parking Kavumu à 21h30′. Ils étaient à 4. La seconde fois c’était au niveau de l’hôpital général à 22 heures cette fois.Quelqu’un m’avait salué puis m’a demandé d’aller avec moi vers Bisengimana sous prétexte qu’il habitait aussi ce côté.Du coup à quelques 29 mètres seulement (à l’entrée du port Salama), on a croisé 6 hommes qui m’ont arrêté et on laissé le Monsieur prendre une autre direction. C’est là que j’ai compris qu’il faisait membre de l’équipe.J’avais perdu mon téléphone, toutes pièces d’identités, de l’argent et ma machine ordinateur. Avant de se volatiliser ils m’ont imposé des coups sur la tête» dit-il.
En receuillant les informations sur terrain terrain nous avons fait face à 5 personnes qui auraient subi ces genres des tortures. Ces victimes ont accusé les autorités d’occasionner le banditisme car pour elles, il rentre dans leurs attributions de sécuriser les personnes et leurs biens mais aussi évacuer mettre la main sur ces clochards.
Le président de la société civile de la commune d’Ibanda David Cikuru a répertorié 6 corps sans vie découverts à travers la ville en une semaine, dont le plus récent est celui d’une homme d’une trentaine d’années retrouvé ce samedi 26 août sur le tronçon Place de l’indépendance-Lycée Wima dans la commune de Kadutu. Il regrette le silence de l’autorité ainsi que des députés qui devraient s’impliquer pour mettre fin au banditisme.
» …la tyrannie n’a pas d’amis. Les Congolais sont entrain d’être exterminer à petit feu. Où sont partis les députés provinciaux et nationaux? Vos électeur sont entrain d’être tuer comme des mouches alors que vous êtes leurs porte- paroles« , a dit le cadre de la société civile.
Ce scénario vécu dans la ville capitale du Sud-kivu nécessité l’intervention sévère des gouvernants.
Salomon Mubasi