Sud-Kivu: La floriculture ignorée par les agriculteurs malgré son impact financier

La floriculture, une branche de l’agriculture qui englobe la culture des fleurs, est souvent négligée par les agriculteurs en République Démocratique du Congo (RDC). Alors que cette activité joue un rôle majeur dans la vie quotidienne des populations, sa contribution économique est souvent sous-estimée. Les raisons pour lesquelles la floriculture, ainsi que l’horticulture en général, peinent à être considérées comme des branches agricoles importantes restent floues. Est-ce par ignorance, négligence ou simplement un manque d’enthousiasme ?

Pourtant, à notre époque, la floriculture pourrait être une opportunité intéressante pour les agriculteurs cherchant à échapper à la concurrence sur le marché des produits agricoles. De plus, elle représente une source de revenus pour ceux qui cherchent une entreprise rentable. Malheureusement, le manque d’investisseurs dans ce domaine a entraîné une demande supérieure à l’offre de fleurs. Les hôtels, les terrasses, les salles de réception, les églises, les écoles et les hôpitaux ont besoin de fleurs naturelles pour leurs décorations, mais il existe peu de producteurs dans ce secteur.

Au Sud-Kivu, il est courant de voir des amateurs de décoration se rendre dans les buissons pour cueillir des fleurs sauvages afin de répondre à la demande. Cependant, il serait préférable pour ces individus de se tourner vers la culture de fleurs, ce qui faciliterait leur vente et réduirait les risques. Certains d’entre eux ont même affirmé que le prix des fleurs naturelles est plus élevé que celui des fleurs artificielles en raison de leur rareté et de leur valeur. Au-delà de leur rôle ornemental, les fleurs sont également utilisées dans la fabrication de parfums.

Malheureusement, de nombreux spécialistes de l’agriculture se limitent aux cultures vivrières et industrielles, ignorant ainsi l’importance capitale de la floriculture dans l’économie. Il est temps que les agriculteurs se tournent vers cette branche prometteuse de l’agriculture et explorent ses avantages financiers. La floriculture pourrait non seulement améliorer les revenus des agriculteurs, mais aussi contribuer à la création d’emplois et au développement économique de la région du Sud-Kivu.

Salomon Mubasi

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