La région de Beni, au Nord-Kivu, fait face depuis plusieurs années, près de dix (10) à un cycle infernal de l’insécurité caractérisé par des massacres dont sont auteurs des combattants d’Allied Democratic Forces (ADF), contre des civils. Cette insécurité empêche plusieurs responsables des familles de se rendre dans leurs champs, pourtant principal moyen de survie dans la région.
Dans la région de Beni, plusieurs parents ne savent plus subvenir aux besoins de leurs familles et surtout ne sont plus en mesure de payer des frais académiques à leurs enfants à l’université. Cette situation pousse plusieurs jeunes a n’est pas fréquenté l’université. Certains jeunes qui ne veulent qu’étudier sont obligés d’entreprendre certaines activités entrepreneuriale pour se payer eux mêmes, les frais académiques.
C’est à l’exemple de l’étudiant Kalumbi Keno, en communication à l’Université officielle de Semuliki Beni. Ce jeune, une vingtaine d’année pratique la photographie pour subvenir à ses besoins et se payer des frais académiques en dépit des plusieurs difficultés auxquelles, il fait face.
Dans son témoignage sur Kilalopress.net, ce jeune qui reconnaît que cette situation d’auto-prise en charge le perturbe parfois pour l’acquisition des connaissances, indique qu’il travaille chaque jour après cours pour avoir des moyens financiers.
« (… ) Moi je suis photographe. Chaque jours après cours, je descends au studio photo pour travailler et trouver quelque chose qui va m’aider à subvenir à mes besoin et payer les frais académiques. C’est vrai ce n’est pas trop rentable mais je m’en sors quand-même avec ce peu que je gagne» a déclaré Keno Kalumbi.

Laetitia Byamungu, est une fille, une vingtaine d’année étudiante à l’Institut Supérieur de Commerce (ISC Beni). Dans sa vie pour se payer des frais académiques et subvenir à ses divers besoins, Laetitia Byamungu, vend des habits au marché central de Beni. Elle se lève chaque matin pour se rendre au marché étant donné qu’elle etudie dans l’après-midi. Pendant les heures des cours, celle-ci se fait aider par une autre personne qu’elle a été obligé d’engager pour continuer le bon déroulement de son commerce qui lui permet de payer les frais académiques.

De l’autre côté, Samuel Muhindo, étudiant à l’Institut supérieur de Bassin du Nil (ISBN/Beni), s’auto -prend en charge grâce à un poulailler qu’il a mis en place chez lui. Chaque matin avant et après cours, ce jeune, aussi une vingtaine d’année s’occupe de ses poules. Mr. Samuel, élève les poules depuis qu’ils étaient à l’école secondaire.
« (…) J’ai commencé avec l’élevage de poules depuis l’école secondaire, je ne savais pas que cette activité pouvait me faire étudier. J’essaie d’arranger mon emploi du temps pour m’occuper de mes poules et les études également. Ce n’est pas facile, surtout lorsqu’il s’agit de chercher à manger mais je m’en sors quand-même. J’appelle tout ces étudiants qui n’ont pas d’occupations de chercher néanmoins une activité qui peut leur permettre de tracer leur avenir car la vie a ses réalités» déclare Samuel Muhindo, à Kilalopress.net.
Notons que ces différentes activités impact positivement au développement de la région de Beni. Ces activités entrepreneuriales et plusieurs autres autonomisent des jeunes et même d’autres habitants de la région qui s’y lancent. Cependant, en RDC, certaines autres initiatives sont étouffées suite à la surtaxation des services de l’État.
Alex Diya