Les habitants du village de Bwegera dans le groupement de Kakamba, dans la plaine de la Ruzizi, au Sud-Kivu, ont retournent progressivement depuis mercredi dernier dans leur village. Cela, après les échauffourées survenues, le weekend dernier entre les jeunes de la communauté des Bafuliru et ceux de la communauté des Barundi, qui ont couté la vie d’une personne et des dizaines de blessées.
Selon les sources de la société civile de Bwegera, des habitants qui s’étaient déplacés vers les villages voisins pour leur sécurité retournent petit à petit dans leur village pour poursuivre leurs activités, mais sans aucune garantie pour leur sécurité. Cette structure qui appelle les services de sécurité à bien sécuriser des civils et leur biens sollicite l’implication du gouvernement pour pallier à cette situation.
Theo Mulungulungu, de la confédération monde de dialogue grands lacs (CMDGL), une organisation qui milite pour le vivre ensemble dans la zone fustige la recrudescence des conflits intercommunautaires dans la chefferie de la plaine de la Ruzizi. Il met en cause la manipulation des politiciens qui cherchent à se positionner.
Entre temps, Gumaguma Kahimbi, activiste des droits de l’homme dans cette entité qui déplore cette Insécurité recommande au gouvernement de se mobiliser pour rétablir la paix et la sécurité dans cette chefferie. Elle propose l’organisation des dialogues intercommunautaires pour mettre fin au dualisme du pouvoir à la base de toutes ses agitations.
Disons que le ministère provincial de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières du Sud-Kivu, a suspendu les deux chefs qui se disputaient la gestion du groupement de Kakamba, suite aux échauffourées survenues en juillet, dernier entre les jeunes de deux communautés. Ce dernier temps, les autorités doivent agir pour mettre fin à cette situation suite à l’absence de l’autorité de l’Etat, qui se fait déjà sentir dans cette zone.
Wendo Joés.