Le chef de l’État congolais Félix Tshisekedi, a dans son discours du jeudi 12 octobre dernier opté pour la mise en œuvre d’un dispositif transitoire graduel, au terme duquel la mesure exceptionnelle de l’État de siège décrété pour restaurer la paix et l’autorité de l’État dans les provinces du Nord-Kivu et Ituri, devra connaître sa fin au bout de quelques mois.
En ville de Beni comme dans la ville de Goma, plusieurs estiment que le chef de l’État n’a pas de soubassement juridique de sa décision. C’est à l’exemple de Maître Ghislain Syaghuswa, candidat député provincial, au compte d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, dans la circonscription électorale de Beni-ville, qui désapprouve cette décision qui n’a pas de soubassement juridique.
Pour lui, le chef de l’État devait soit maintenir cette mesure où la levée carrément. Cet acteur politique, pense que le chef de l’État devra aussi accompagné son discours par une ordonnance qui retrace les entités dans lesquelles l’état de siège est maintenue ou soit levée. Néanmoins, il salut en moitié la levé des mesure restrictives de certaines libertés.
Dans la ville de Goma, chef-lieu de la province, nombreux sont aussi ceux qui désapprouvent cette décision. Selon eux, le chef de l’État, n’a pas répondu aux recommandations des forces vives et politique des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, qui ont de vive voix souhaité la lever totale de cette mesure qui montre déjà ses limites sur terrain.
Monsieur Janvier Kitumaini, analyste politique de la ville de Goma, pense que le president a néanmoins fait un pas vers la levée de cette mesure même si c’est pas encore suffisants pour répondre à l’entente de la population.
De l’autre côté, la societe civile de Bulengera, en ville de Butembo, se dit aussi non satisfaite de cette decision prise par le president de la République. Pour elle, le chef de l’État devrait tout simplement lever cette mesure. “Il faut dire que nous ne sommes sont pas satisfait du faite que l’État de siege na pas été levé sur toute l’étendue de ces deux provinces, parceque la demande de la population était simple et unique celle d’enfinir avec la gestion exceptionnelle de ces deux provinces où l’État de siege a montré ses limites” a indiqué à Kilalopress.net John Kameta president de cette structure.
Pour rappel, l’état de siège avait été décrété depuis le 3 mai 2021. Cette mesure exceptionnelle était entrée en vigueur 3 jours après. La mesure était prise dans l’objectif de lutter efficacement contre les groupes armés et protéger les populations civiles, Malgré des défis qui restent énormes à relever sur terrain.
Bienfait Tumsifu depuis Goma.