La présence des observateurs de l’Union européenne en République démocratique du Congo (RDC) pour les élections générales du 20 décembre suscite des interrogations bien légitimes au sein de plusieurs Congolais. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 21 novembre 2023 à Kinshasa, Malin Björk, cheffe de la Mission d’observation électorale de l’UE (MOE-UE), a annoncé le déploiement de 42 observateurs dans 17 provinces du pays. Mais que cherchent-ils réellement à observer ? Leur mission d’impartialité et d’indépendance est-elle réellement garantie ?
La présence de ces observateurs soulève également des questions quant à leur interaction avec les acteurs politiques locaux. Rencontreront-ils vraiment tous les candidats et partis politiques, ou est-ce une façade pour masquer d’autres intentions ?

De plus, la MOE-UE sera renforcée quelques jours avant le scrutin par 12 observateurs de courte durée, ainsi que par des diplomates de l’Union européenne et des États membres en poste à Kinshasa. Cette présence massive d’observateurs est-elle nécessaire ? Ne risque-t-elle pas d’influencer le processus électoral plutôt que de l’observer objectivement ?
Il est également inquiétant de constater que la MOE-UE disposera de 80 à 100 observateurs le jour du vote. Une telle présence pourrait-elle être perçue comme une ingérence étrangère dans les affaires internes de la RDC ?
L’Union européenne appelle au respect des libertés d’expression et de réunion, ainsi qu’au rejet de la violence et des messages de haine pendant cette période de campagne. N’est-ce pas une injonction hypocrite de la part d’une organisation qui envoie une telle délégation d’observateurs pour surveiller les élections d’un pays souverain ?
D’autres sources contactées par la rédaction de kilalopress pensent qu’il est important de se demander si l’objectif réel de cette mission d’observation est de contribuer positivement aux élections en RDC, ou bien s’il s’agit d’un moyen pour l’Union européenne de s’assurer que ses intérêts sont préservés dans la région.
Malin Björk présentera publiquement les premières observations de la MOE-UE lors d’une conférence de presse qui aura lieu deux jours après le vote. Mais est-ce que ces observations seront réellement impartiales et objectives ? Ou bien seront-elles biaisées pour correspondre aux intérêts de l’Union européenne ?
La plupart des Congolais vont réagir à ce sujet en affirmant que la démocratie et la souveraineté nationale de la RDC doivent être préservées, et toute ingérence étrangère doit être scrutée de près. Ils espèrent au moins que les résultats de cette mission d’observation soient déterminants pour l’avenir des élections en RDC et pour la confiance des citoyens dans le processus démocratique.
La rédaction.