RDC : SOKIMO en crise, Les employés déclenchent une grève illimitée face à 118 mois d’impayés !

Une colère sourde ébranle les fondations de la Société minière de Kilo-Moto (SOKIMO). Les employés, plongés dans une misère insupportable, annoncent une grève illimitée, défiant l’indifférence des autorités et la gestion chaotique de leur entreprise.

Près de dix ans d’arriérés de salaires, et ce n’est pas un scénario de film dramatique, mais la réalité désespérée des agents et cadres de la SOKIMO, autrefois fière héritière de la GÉCAMINES du Nord en République Démocratique du Congo. Ces travailleurs, de Kinshasa aux provinces du Haut-Uélé, de Tshopo et de l’Ituri, sont désormais poussés à l’extrême. Le dernier salaire qu’ils ont reçu remonte à février 2024, et la patience est à bout.

M. Roger Katende, vice-président de la délégation syndicale, tire la sonnette d’alarme : « La SOKIMO ne manque pas de ressources financières ! » Mais où passent donc ces fonds ? Loin des salaires des employés, visiblement. Avec la récente rentrée d’argent provenant de Kibali Goldmines, une joint-venture florissante, la situation des travailleurs devrait pourtant être différente. Pourquoi alors les dividendes ne se traduisent-ils pas par des paiements réguliers aux employés ?

Loin de se contenter de balayer ces questions sous le tapis, M. Katende dénonce une gestion calamiteuse : « L’actuel directeur général, Pistis Bononga, a atterri dans un contexte favorable, mais nous ne voyons aucune réforme tangible depuis deux ans. » Il évoque un Conseil d’administration amorphe, figé dans l’inaction, incapable d’apporter la moindre solution à cette crise. Les mots sont choisis, mais la colère est palpable.

« On ne reprendra pas le travail tant que nos revendications ne seront pas entendues ! » prévient Katende. La grève illimitée n’est pas un simple caprice, mais un cri désespéré d’un personnel épuisé, qui n’a que trop longtemps souffert de l’inaction et de la mauvaise gestion.

La question brûlante demeure : que fait le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, face à ce chaos ? De retour de ses voyages à l’étranger, sera-t-il à l’écoute des cris de détresse de ces travailleurs abandonnés ? La société minière, symbole d’un potentiel immense pour la nation, pourrait-elle sombrer dans l’oubli à cause d’une gestion déficiente et d’une inaction des responsables ?

Les échos de cette lutte résonnent bien au-delà des murs de la SOKIMO. Si rien n’est fait, la colère pourrait se transformer en une tempête sociale, balayant tout sur son passage a en croire certains habitants de kinshasa. Les travailleurs sont déterminés, et leur message est clair : tant que leurs droits ne seront pas respectés, le silence de l’inaction sera remplacé par le bruit des grèves. La balle est dans le camp des décideurs. Que feront-ils ?

kilalopress

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