La République Démocratique du Congo fait face à une crise environnementale majeure alors que la crue du fleuve Congo atteint des niveaux alarmants, mettant en péril la vie et les biens de milliers de personnes à travers le pays vient d’activer un lévier important qui tend ā venir ā la ressecousse des victimes.
Environ 300 000 ménages sont touchés, exposés à des risques de maladies hydriques et autres épidémies, renseigne le Gouvernement de Kinshasa
Des mesures urgentes face à une crise sans précédent
Lors de la 121e réunion du conseil des ministres, la ministre d’État, ministre de l’Environnement et du Développement durable, Ève Bazaiba, a exposé la situation critique des inondations et des crues des eaux du fleusve Congo et ses affluents.
A en croire la patronne de l’Environnement, la crue actuelle, observée les 6 et 7 décembre 2023, a atteint un niveau de 6,20 mètres à Kinshasa, se rapprochant dangereusement de la crue exceptionnelle de 1961.
Les ministres des secteurs impactés ont présenté les conséquences de cette montée des eaux et les mesures urgentes à prendre pour faire face à cette catastrophe naturelle.
En effet, plusieurs cours d’eau, dont le fleuve Congo, renseigne-t-on, ont débordé de leur lit, entraînant d’importantes pertes humaines et matérielles.
Une réponse humanitaire immédiate
Face à cette crise, le gouvernement a chargé le ministre des Affaires Sociales et Actions Humanitaires de finaliser un plan d’urgence pour répondre rapidement aux besoins humanitaires des populations touchées à travers le pays. Cette mesure vise à atténuer les conséquences désastreuses de la crue sur les communautés vulnérables.
Déclaration d’une catastrophe écologique hydrologique
Après un débat approfondi, la ministre d’État a proposé la déclaration d’une catastrophe écologique hydrologique, conformément à la loi relative à l’eau, et la création d’un comité de crise impliquant toutes les parties prenantes.
Le gouvernement a approuvé cette proposition, décrétant ainsi un état de catastrophe écologique hydrologique à la fin du conseil des ministres.
Une menace qui nécessite une action concertée
La montée des eaux du fleuve Congo constitue une menace sérieuse pour la sécurité des utilisateurs des ressources en eau, nécessitant une action immédiate du ministère de l’Environnement.
Cette situation appelle à une coordination efficace entre les différentes entités gouvernementales et les acteurs humanitaires pour faire face à cette crise majeure.
Une mobilisation cruciale pour prévenir de futures catastrophes
Alors que la République Démocratique du Congo est confrontée à une crise écologique majeure, la déclaration d’une catastrophe écologique hydrologique et la mise en place d’un comité de crise représentent des premières étapes cruciales dans la gestion de cette situation d’urgence. Cependant, une action concertée et immédiate est nécessaire pour atténuer les souffrances des populations touchées et prévenir de futures catastrophes similaires.
La rédaction.