Guerre à l’Est de la RDC : Washington sanctionne Willy Ngoma porte-parole du M23 (Communiqué)

Les États-Unis d’Amérique (USA) ont sanctionné Willy Ngoma porte-parole du mouvement rebelle du M23, qui a réapparu depuis plus d’une année dans la province du Nord-Kivu.

Dans un communiqué du département d’Etat américain publié vendredi 08 décembre 2023, Washington accuse Willy Ngoma pour le rôle qu’il joue dans le groupe armé, appuyé selon Kinshasa par le Rwanda. Les rebelles du M23 ont commis des violences sexuelles contre des civils dans les territoires de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo, à l’Est de la République Démocratique du Congo.

Les USA se réfèrent des actes commis le 29 novembre 2022 où les rebelles du M23 ont commis une série des meurtres dans l’agglomération de Kishishe, dans le groupement Bambo, en chefferie des Bwito, dans le territoire de Rutshuru. Sur place, les rebelles avaient enterré des civils dans des fausses communes avec le Gouvernement congolais ne produise un livre blanc retraçant ces événements malheureux.

Les USA soulignent que les rebelles du M23 ont pillé systématiquement des biens appartenant à des civils et violé des femmes dans la région de Kishishe et dans plusieurs zones de la province du Nord-Kivu.

En outre, le département d’Etat américain a ciblé également deux autres personnes impliquées dans les violences à l’Est de la République Démocratique du Congo. Il s’agit de William Yakutba, leader politique et commandant des milices maï-maï Yakutumba et de Michel Rukunda dit Makanika, chef de file militaire du groupe armé « Twirwaneho ».

Washington accuse William Yakutumba d’avoir ordonné des attaques contre des civils et des acteurs humanitaires, dans la province du Sud-Kivu. Il est également accusé d’être impliqué dans des actes de violences sexuelles, des viols collectifs dans cette partie du pays. Pour sa part, Michel Rukunda, chef du groupe armé Twirwaneho est accusé d’avoir recruté des enfants soldats, certains âgés seulement de 12 ans, pour des missions militaires.

Selon l’esprit du communiqué, ces sanctions qui ont pris effet immédiatement, visent à geler tous les avoirs et intérêts financiers détenus par ces individus sur le territoire américain, ainsi que ceux sous le contrôle de citoyens américains. Les institutions financières et autres acteurs qui entretiennent des transactions avec ces trois personnalités pourraient également subir des sanctions ou des actions collectives.

Magloire Tsongo, à Goma

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *