L’agriculture demeure l’activité principale de base des économies de la plupart des pays en de développement. La République Démocratique du Congo, ne fait pas d’exception a ce sujet. Près de 80% de la population qui vit en milieu rural tire l’essentiel de son revenu de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Dans ce pays au sol riche, les bananiers occupent, une place de choix comme culture d’autoconsommation qui concoure grandement à la sécurité alimentaire de la population.
Dans la province du Sud-Kivu, par exemple, le bananier constitue la première culture du point de vue de la production et source des revenus de ménages. Les bananes, sont utilisées dans plusieurs domaines et interviennent non seulement dans la consommation mais aussi dans la production des boissons, dans la commercialisation des régimes et tout cela permet aux habitants de gagner de l’argent.Ces différentes usages font deS bananes un produit champêtre beaucoup plus commercialisé sur le marché local.
Dans le village Bushi et ses environs par exemple, les bananeraies sont considérées comme la première richesse d’un responsable de famille (Mushamuka, Ndlr) car servant pour l’alimentation, la scolarisation et les soins de santé des ses enfants.
Cette culture se heurte cependant contre plusieurs menaces et difficultés pour son développement depuis quelques années. Cette culture est attaquée par le Wilt Bactérien. Cette maladie créé désolation car ayant causé la misère des populations qui jugent inégalable la culture des bananes au vu de son apport sur l’économie familiale.
Des mesures entreprises par des experts chercheurs en matière agronomique ont été vaines pour faire face à cette bactérie qui provoque le jaunissement des feuilles de bananier et de ses fruits suivie des pourritures de ces derniers et du dessèchement total de la plante. Néanmoins, les recherches ont évolué et ont donné des résultats qui font renaître de l’espoir chez les agriculteurs. Il s’agit du développement des Plants Issus de la Fragmentation des tiges (PIF).
Selon un Ingénieur agronome consulté par KilaloPress.net, PIF, est une technique qui consiste à fragmenter les bulbes d’un jeune bananier pour l’obtention des explants à élever dans des serres (vitroplantation, Ndlr) dans le but d’obtenir des jeunes plants sains et résistants aux infections.
Les résultats de cette opération à en croire notre source, donnent après quelques semaines des jeunes plants vigoureux et bien résistants au Wilt Bactérien, prêts à la plantation après trois mois d’âge. Une fois en plantation dans des conditions favorables, ces plantules peuvent atteindre la maturité à plus ou moins 14 mois.
D’après toujours notre source, ces vitroplants produisent des régimes de qualité surtout pour le banane plantain. Pour ce faire, ce scientifique conseil cette pratique aux amoureux de la culture des bananiers. Il prie au gouvernement Congolais d’encadrer à travers le ministère de l’agriculture, les moniteurs agricoles afin de vulgariser cette technique qui est aujourd’hui sans contestation dans presque tous les pays de l’Afrique de l’Ouest.
Salomon Mubasi