La Société Civile Environnementale et Agro-Rurale du Congo (SOCEARUCO) a récemment dressé un bilan alarmant de la situation du massif forestier dans la province du Maniema. Selon Jean Claude Sefu Bushiri, point focal de la SOCEARUCO dans la province, la situation est décrite comme « catastrophique », marquée par une exploitation forestière incontrôlée et des pratiques destructrices pour l’environnement.
M. Jean-Claude Sefu Bushiri a identifié que quatre des sept territoires de la province sont particulièrement touchés par la coupe abusive de bois et la destruction des forêts : Kailo, Lubutu, Punia, et la RN3, zone de jonction avec les provinces du Nord-Kivu et de la Tshopo. L’agriculture itinérante sur brûlis est pointée du doigt comme le principal facteur de déforestation dans la région, contribuant ainsi au dérèglement climatique et à la perte de biodiversité.
La déforestation a engendré des conséquences graves sur le climat de la province, avec une augmentation alarmante de la température moyenne, atteignant désormais 36°C à 37°C. Cette situation met en péril la biodiversité et la sécurité alimentaire des populations locales, soulignant ainsi l’urgence d’une action concertée.
Face à cette situation critique, la SOCEARUCO lance un appel pressant à la responsabilité des autorités et des populations locales pour une gestion plus efficace du massif forestier. Il est impératif de mettre en place des mesures concrètes pour lutter contre la déforestation et préserver cet écosystème vital pour la planète.
M. Bushiri souligne l’importance cruciale de gérer la forêt de manière durable afin de maintenir l’équilibre climatique et de prévenir les conséquences néfastes sur l’environnement. La Journée internationale des forêts, célébrée cette année sous le thème « Forêts et innovation : de nouvelles solutions pour un monde meilleur », met en lumière l’urgence d’innover dans la préservation des forêts.
Il est essentiel de rappeler que la République Démocratique du Congo abrite le deuxième plus grand massif forestier tropical du monde après l’Amazonie, représentant 10 % des réserves mondiales de carbone. Ces forêts jouent un rôle crucial dans la régulation du climat en absorbant le dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique.
La préservation de ces forêts est donc d’une importance capitale pour la lutte contre le changement climatique à l’échelle mondiale.
La redaction