Uvira : Le Maire de la ville interdit la journée ville morte qu’il qualifie de « coloration tribale »

Dans un geste surprenant et alarmant, le Maire de la ville d’Uvira a interdit la journée ville morte organisée par la Solidarité des jeunes Fuliiru (SOJEF) mondiale. Cette décision, prise lors d’un point de presse à sa résidence, a suscité de vives réactions dans la région. Le motif invoqué par les organisateurs, à savoir le non-respect du quota des autochtones dans les services publics, a été rejeté par le Maire, Kiza Muhoto, qui l’a qualifié de « coloration tribale ». Cette mesure a été perçue comme une atteinte à la liberté d’expression et une tentative de museler les voix dissidentes.

Avant cette annonce choquante, les organisateurs de la journée ville morte avaient été conviés à une réunion avec diverses parties prenantes, dont les représentants de la société civile, les femmes leaders, les membres du conseil urbain de la jeunesse d’Uvira, les services de sécurité et les médias. Toutes ces parties se sont montrées perplexes quant à la justification de cette journée ville morte, en particulier parce qu’elle était organisée par un groupe tribal. Certains participants à la réunion ont même suggéré que ces jeunes de la SOJEF étaient manipulés par des politiciens mal intentionnés qui s’opposent au développement d’Uvira.

Lors de la réunion, les membres de la SOJEF mondiale ont confirmé leur présence à la conférence de presse du Maire, mais ont finalement boycotté l’événement. Cette décision a suscité l’indignation et le mécontentement des autorités locales, qui ont appelé la population à vaquer librement à ses occupations sans crainte. Le Maire a également demandé aux services de sécurité de protéger la population et de réprimer toute perturbation de l’ordre public.

Les journées ville morte et les manifestations sont devenues monnaie courante à Uvira, avec des conséquences néfastes pour la population. Ces événements ont déjà entraîné la perte en vies humaines, des incendies et la destruction de maisons innocentes, ainsi que le vol de biens. Malheureusement, les solutions à ces problèmes semblent inaccessibles, laissant Uvira dans une situation précaire et ternissant son image. Les analystes soulignent que de tels événements ne font que renforcer cette perception négative de la ville.

Il est essentiel que les autorités locales et nationales prennent des mesures pour résoudre cette crise. En restreignant la liberté d’expression et en étouffant les voix de la jeunesse, le Maire risque de créer un environnement propice à davantage de tensions et de frustrations. Il est impératif de mettre en place des mécanismes de dialogue et de résolution pacifique des conflits, afin de permettre aux jeunes de s’exprimer et de contribuer positivement au développement d’Uvira. Il est également crucial que les politiciens cessent de manipuler les jeunes à des fins personnelles et politiques. Les jeunes doivent être éduqués sur l’importance de la démocratie, de la participation politique et de l’engagement civique, afin qu’ils puissent prendre des décisions éclairées et résister à toute forme de manipulation.

La rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *