L’ambassadeur de la République-Unie de Tanzanie en RDC, Said Juma Mshana, s’est rendu à Kindu le 4 février 2026. Il a rencontré le gouverneur du Maniema pour constater l’avancement du corridor ferroviaire central reliant la Tanzanie, le Burundi et la RDC.
Le chef-lieu du Maniema, Kindu, a accueilli ce mercredi 4 février 2026 une visite diplomatique qui pourrait marquer une nouvelle étape dans la coopération régionale en matière d’infrastructures et de transport. L’ambassadeur de la République-Unie de Tanzanie en RDC, M. Said Juma Mshana, s’est rendu dans la ville au cœur de la province pour rencontrer les autorités locales et constater l’état d’avancement du corridor ferroviaire central, un projet structurant reliant la Tanzanie, le Burundi et la RDC.
Devant les médias locaux, M. Mshana a salué la « chaleureuse hospitalité » qui lui a été offerte, en adressant une mention particulière au gouverneur Mussa Kabwankubi Moïse. L’ambassadeur a précisé que cette mission diplomatique s’inscrit dans un cadre plus large de renforcement des liens bilatéraux entre Dar es Salaam et Kinshasa, tout en mettant en lumière la dimension stratégique du corridor ferroviaire. Selon lui, ce projet pourrait, à terme, transformer la mobilité des personnes et des marchandises dans la région, avec des retombées significatives pour le commerce transfrontalier et le développement local.

L’invitation officielle portée par l’ambassadeur au gouverneur du Maniema pour visiter la Tanzanie illustre la volonté tanzanienne de partager son expérience en matière d’infrastructures et de planification ferroviaire. Les travaux du corridor central, qui devraient relier Kindu à des hubs économiques régionaux, sont actuellement en cours, et des observateurs estiment que leur progression conditionnera la fluidité des échanges entre les trois pays. À en croire certaines analyses, l’achèvement de ce corridor pourrait modifier en profondeur l’économie du Maniema, en stimulant l’investissement et en réduisant l’isolement de certaines zones rurales, souvent marginalisées par des infrastructures insuffisantes. Mais les experts soulignent également les défis environnementaux et sociaux liés à ce type de chantier : déforestation, perturbation des cours d’eau, déplacement de communautés et pressions sur la biodiversité locale. Les retombées positives dépendront donc de la capacité des autorités à intégrer des mesures de mitigation environnementale et sociale dès la phase de construction.
Pour les habitants de Kindu et des environs, la concrétisation du corridor central représente un espoir tangible : accès plus rapide aux marchés, réduction des coûts logistiques, et potentielle création d’emplois locaux. Selon des sources locales, la population observe attentivement la mise en œuvre des travaux, consciente que le projet pourrait transformer à la fois le paysage économique et social de la province. Ainsi, cette visite diplomatique, au-delà de sa dimension protocolaire, illustre les enjeux d’un partenariat régional où la planification économique, l’intégration des infrastructures et la préservation environnementale devront aller de pair pour que les ambitions ferroviaires se traduisent en bénéfices concrets pour la population congolaise et la région des Grands Lacs.
Par kilalopress