Les opposants politiques, dont Martin Fayulu, Moise Katumbi, Delly Sesanga et Matata Ponyo, tous membres de la coalition LAMUKA, n’ont pas pu observer leur sit-in comme prévu devant le bureau de la commission nationale indépendante (CENI).
Tenant à réaliser leur promesse ces derniers se sont heurté contre des éléments de la police déployés à 200 mètres du siège de la CENI.La Police a érigé des barrières bloquant l’accès sur le tronçon menant vers le niveau de l’arrêt BCDC jusqu’à la Gare Centrale. C’était dans l’objectif d’empêcher les manifestants à atteindre le siège de la Commission Électorale Nationale Indépendante.
Les opposants ont plusieurs fois tenté une discussion avec la police sur le boulevard les faisant comprendre les enjeux de ce sit-in. Et à la question de savoir si la police connaissait la constitution “Je connais ça, mais il y a l’autorité de l’Etat établi qui a dit de ne pas vous laisser passer ce n’est pas nous”, a répondu un officier de police à Martin Fayulu.
Malgré la répression, les militants manifestent en chantant à genoux « Pona Ceni Toko kufa » (Pour la CENI nous allons mourir, Ndlr).
Face à l’accusation des autorités du pays qui reprochent à l’opposition de n’avoir pas respecté l’itinéraire qui était retenu par le gouverneur de la ville de Kinshasa lors de la marche réprimée par la Police il y a 5 jours, les opposants ne baissent pas les bras pour ce sit-in.
«Les élections ne sont pas un théâtre mais un processus inclusif, transparent, équitable et juste. Si ce processus ne remplit aucune de ces conditions, il est logique que nous puissions manifester au nom de la population (…) Si la CENI ne veut que nous fassions le Sit-in, ce qu’elle se reproche de quelque chose» a déclaré Matata Ponyo leader de LGD.
Pour ceux qui travaillent aux environs du périmètre barricadé par la police, ils sont obligés de présenter la carte de service aux éléments de l’ordre pour accéder à leur bureau. L’opposition insiste tant bien que mal pour déposer son mémorandum. Bien que la police tente de repousser les militants, la situation reste tendu au centre ville de Kinshasa.
Yanne MBIYAVANGA