kinshasa ( kilalopress ) – La promotion des solutions locales aux problèmes locaux a été au cœur des discussions lors du conclave régional du Bassin du Congo ouvert lundi à Kinshasa, en République démocratique du Congo, à l’occasion de la journée mondiale de la terre, célébrée chaque 22 avril.
L’Ambassadrice des États-Unis d’Amérique en République démocratique du Congo, Mme Lucy Tamlyn, a souligné que ce conclave, réunissant les cinq pays forestiers d’Afrique centrale, dont la RDC, le Gabon, le Cameroun, la République du Congo, et la Guinée équatoriale, vise à partager les meilleures pratiques et à promouvoir des solutions locales aux problèmes locaux. Elle a déclaré que cet événement permettra également d’échanger de bonnes pratiques, de tisser des liens avec des homologues aux vues similaires à travers la région, et de développer des idées pour des projets promouvant des solutions locales.
Mme Tamlyn a souligné que l’objectif principal de ce conclave, réunissant 130 participants, est de sensibiliser et d’installer des réflexes simples et nécessaires vers plus de sobriété et de durabilité environnementale. Elle a invité toutes les communautés à travailler ensemble pour préserver le Bassin du Congo, qui abrite de vastes forêts et tourbières constituant des habitats importants pour d’innombrables espèces de plantes et d’animaux sauvages.
Malheureusement, Mme Tamlyn a déploré que le bassin et son peuple soient de plus en plus menacés par des facteurs tels que la culture sur brûlis, l’urbanisation, la croissance rapide de la population, la déforestation, l’exploitation forestière et minière illégale, entre autres.
Par ailleurs, Mme Lucy Tamlyn a annoncé que les États-Unis investissent chaque année 50 millions de dollars dans le bassin du Congo par le biais du Programme régional de l’Afrique centrale pour l’environnement de l’Agence américaine pour le développement international (CARPE). Cette aide vise à conserver et à gérer durablement les ressources naturelles, renforcer les capacités locales, préserver la biodiversité et les services écosystémiques, et profiter aux communautés locales.
Elle a également rassuré que les États-Unis restent attachés à l’engagement collectif pris à la COP26 de fournir 1,5 milliard de dollars pour soutenir cet écosystème vital.
Ce conclave se distingue par l’inclusion d’une composante culturelle qui communiquera l’importance des arts traditionnels, soulignant les liens culturels entre les communautés du bassin du Congo. Il s’agit d’un effort novateur visant à renforcer la coopération régionale afin de préserver, de protéger et de promouvoir la prospérité du Bassin du Congo et de ses peuples.
En somme, ce conclave régional du bassin du Congo représente un pas en avant significatif dans la promotion des solutions locales aux problèmes environnementaux, et dans la coopération régionale pour la préservation de cet écosystème vital.
Franck zongwe Lukama