RDC – État de siège au Nord-Kivu et Ituri : le chef de l’État positive en dépit des plusieurs faiblesses de cette mesure

Le président Félix Tshisekedi, a dans son discours à la nation de ce mardi abordé la question de l’Etat de siège décrété, dans les Provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, depuis le 3mai 2021. Selon Félix Tshisekedi, ce régime d’exception a permis l’amélioration de la situation sécuritaire dans certaines zones des deux provinces concernées.

Il parle notamment de la réduction de la fraude minière et douanière transfrontalières qui alimente des conflits armés, la réduction des tensions intercommunautaires ainsi que la stabilité de l’administration à travers le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans les zones concernées.

«De manière spécifique, il est important que le peuple congolais sache que l’état de siège a permis, non seulement de démasquer mais aussi de démanteler les réseaux criminels et mafieux constitués par les ennemis de la République dans le trafic illicite des ressources.Au rang des pourvoyeurs de ces réseaux, figure principalement certains Etats voisins, dont le commerce et l’industrie sont manifestement soutenus par les ressources issues du pillage de notre pays. Une autre retombée de l’état de siège est la limitation du coulage des recettes et des fraudes institutionnalisées qui ont élu domicile depuis des décennies dans cette partie du territoire national à la faveur de l’insécurité qui y règne» a déclaré le chef de l’État Félix Tshisekedi.

Pour ce faire poursuit-il, en tenant compte des résultats précités et au regard des conclusions de la Table Ronde au cours de laquelle une évaluation responsable a été faite, un dispositif transitoire d’assouplissement déjà décidé, est en cours d’exécution dans le souci de concilier les impératifs sécuritaires et le respect des libertés publiques des concitoyens. Félix Tshisekedi, indique que c’est dans ce contexte, qu’un cadre de partenariat avec certains pays de la sous-région et partageant les mêmes menaces que son pays, a été mis en place en vue d’une mutualisation des efforts.

Il indique que ce partenariat consacre une collaboration dans le domaine du renseignement ainsi que sur le plan des opérations, notamment pour des opérations
conjointes menées par les FARDC et les Forces de défense du peuple ougandais (UPDF) contre les terroristes ADF; et de celles associant les FARDC et les Forces armées du Burundi, dans l’annihilation des rebelles Red Tabara.

Disons que toutefois, en dépit des éloges du chef de l’État, cette mesure exceptionnelle a montré ses limites. Dans la région de Beni et Ituri, des civils sont toujours massacrés par des combattants ADF, en dépit aussi de la poursuite des opérations conjointes FARDC-UPDF contre ces terroristes. Dans moins d’une semaine une dizaine de civils ont été tués à Watalinga (Beni) et Walese-Vonkotu (Ituri).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *