Le lac Kivu d’une longueur de 2 700 km2 est situé à la frontière de la République Démocratique du Congo et du Rwanda, est l’un des Grands Lacs d’Afrique.
Emmanuel Ndimwiza Murhonyi est sociologue et écologiste dans son récent article a alerté ce lundi 15 Avril sur des problématiques de la pollution des eaux du lac Kivu.
«Actuellement, les eaux du lac Kivu sont confrontées à une problématique de pollution », a déclaré Emmanuel Ndimwiza Murhonyi militant pour la justice climatique sociologue, écologiste et membre de l’organisation écologique « Droits environnementaux » sur l’Agence Congolaise de Presse (ACP).
Le rejet des eaux usées venant de divers ménages principalement des villes de Bukavu et Goma en RDC, Gisenyi et Kamembe au Rwanda et d’autres activités anthropologiques sur le littoral de l’axe Kalehe, Kabare et Idjwi, y compris les cours d’eau dégradés qui se déversent dans le lac Kivu, des sites d’exploitation de carrières de sable à ciel ouvert, des constructions anarchiques, sont les causes épinglés par Mr Emmanuel Ndimwiza qui impacte sur la pénétration de la lumière dans les eaux de ce lac méromictiques, tout en indiquant que, cette diminution de la pénétration de la lumière présente une menace permanente pour les biodiversités dans ce lac.
La pollution par les matières en suspension qui proviennent des érosions de terrains agricoles, des sols forestiers mis à nu par l’abattage des arbres, des rives (littoral) du lac Kivu ainsi que la pollution par les affluents urbains, sont des facteurs favorisant cette pollution a estimé M. Ndimwiza,
« Ces plantes du littoral du Lac Kivu ont besoin de la lumière, mais aussi pour la photosynthèse, car l’eau trouble réduit la capacité photosynthétique de ces producteurs primaires », a-t-il expliqué.
Le lessivage des sols urbains est aussi l’une des sources de la pollution du lac Kivu a rappelé Mr Emmanuel Ndimwiza.
Lorsqu’il pleut, les érosions urbaines transportent le sol épandu sur les routes, des ordures non traitées, des déjections animales (spécialement des chiens), des sédiments des constructions de différentes villes et les substances émises par la circulation automobile, des huiles, des hydrocarbures, des déchets organiques, des déchets plastiques, des ruissellements urbains, des pollutions d’origine industrielle, la contamination par les eaux d’égouts.
Plusieurs solutions et perspectives ont été recommandées par cet écologiste dans le cadre de la réduction des facteurs favorisant la pollution du lac Kivu.
Il s’agit de la mise à place notamment d’un système de test des coliformes fécaux consistant à se rassurer de la qualité de l’eau pour déceler la présence des bactéries fécales, des lois contraignantes pour protéger les eaux du lac Kivu, d’un cadre d’échange et de dialogue interactifs permanents pour une éducation relative à l’environnement dans la communauté.
Il est aussi question d’échanger avec les jeunes sur les connaissances, les compétences, les comportements, les attitudes, les aptitudes, les pratiques et l’éthique relative à l’environnement.
Le lac Kivu est le plus dangereux des trois lacs méromictiques du continent, car contenant de grandes quantités de gaz toxique, asphyxiant et à effet de serre.
La redaction